Notre originalité et notre force est notre organisation structurée dans les collèges et les lycées.
Dans presque chaque établissement, une section syndicale (S1) anime la vie syndicale et peut-être composée de syndiqués du SNES et du SNEP dans les collèges et LEGT ou du SNUEP, du SNES et du SNEP dans les LP. Premier lieu de rencontre et de discussion des personnels, autonome et responsable, le S1 est notre lien avec la profession. Les sections ­départementales (S2) aident les S1, animent à leur demande des heures d’information syndicales, interviennent auprès des autorités de tutelle (Inspection d’académie, Conseil général)… Dans tous les départements, chacun de nos syndicats dispose d’une section départementale.
La section académique (S3) est l’interlocuteur du rectorat (sur les questions d’emploi et de politique scolaire) et de la Région. Les instances élues du S3 décident de son orientation. Nous avons chacun une section académique par syndicat et académie.
La section nationale (S4) est l’interlocuteur du ministère et décide nos orientations respectives. Nous avons chacun une section nationale.
Certains de nos militants sont déchargés d’une partie de leur service pour exercer leurs responsabilités, d’autres non… mais tous exercent leur métier, personne n’est déchargé totalement : ils sont vos ­collègues !

UN SYNDICALISME REPRÉSENTATIF
Les élections professionnelles sont des élections à un seul tour, qui ont lieu tous les 4 ans pour élire les représentants des personnels dans les instances paritaires et comités techniques.
Les élections professionnelles de 2018 ont confirmé la première place de la FSU chez les enseignants, CPE et Psy-ÉN.

La FSU
Avec 35 % au comité technique ministériel (CTM) chargé de l’Éducation nationale, la FSU est confortée dans sa place de fédération majoritaire de l’Éducation nationale. L’appartenance de nos syndicats à la FSU nous permet de porter nos revendications dans toutes les instances et ainsi de peser sur les questions relatives aux statuts ou aux salaires mais aussi de défendre et de promouvoir nos métiers et nos enseignements.

Le SNES
Les personnels des collèges et des LEGT ont confirmé le SNES dans sa place de premier syndicat des collèges et des lycées, en lui accordant 43 % des suffrages. Ses élus occupent donc une très large majorité des sièges dans les différentes commissions paritaires, au niveau académique comme national, et sont les seuls à assurer au quotidien un rôle de conseil et de défense de tous les collègues. Le SNES syndique 37 % des stagiaires, compte en tout 60 000 adhérents.

Le SNUEP
Les personnels des LP ont renforcé la troisième place du SNUEP dans le corps des PLP avec un nombre de voix jamais atteint, lui permettant de conforter son deuxième siège à la CAPN. Il s’agit d’une reconnaissance des collègues du travail effectué par nos élus depuis 2001, mais aussi une confirmation de l’importance d’avoir un syndicat des PLP au sein de la FSU. Ces dernières élections ont permis au SNUEP d’avoir des élu-e-s dans la quasi-totalité des académies.
Le SNUEP-FSU, fort de ses élu-e-s la CAPN et aux CAPA des PLP, vous conseille et vous accompagne dans vos démarches tout au long de votre année de stage et de votre carrière.

Le SNEP

Les professeurs d’EPS (toutes catégories confondues) ont confirmé la place du SNEP comme premier syndicat avec plus de 83 % des voix obtenues aux élections professionnelles de décembre 2018. Il a ainsi :
• 9 sièges sur 9 à la CAP nationale des professeurs d’EPS (professeurs d’EPS, CE d’EPS et agrégés) ;
• une représentation académique majoritaire dans les FPMA et CAPA ;
• un siège à la CAP nationale des professeurs de sport.
Il compte 10 000 syndiqués.

UN SYNDICALISME DE LUTTE
Incarnant plus que tous les autres la profession, nous n’avons cessé de la mobiliser pour promouvoir le second degré et défendre et améliorer nos statuts, nos conditions de travail, la formation des jeunes, nos intérêts de fonctionnaires et de salariés, la qualité et la laïcité du service public d’éducation et de formation. Ces dernières années, nous avons mobilisé la profession contre les projets gouvernementaux de Parcoursup qui introduit la sélection à l’entrée à l’université, la réforme du lycée, la réforme de la formation professionnelle ou contre le gel du point d’indice et la réintroduction du jour de carence.

UN SYNDICALISME DE RÉFLEXION ET DE PROPOSITIONS
Notre projet commun
Un second degré conforté dans ses missions
Le second degré doit relever le défi d’amener plus d’élèves au baccalauréat, au-delà des 78,6 % actuels, et de les préparer à des poursuites d’études. Cela impose de conserver sa spécificité et son unité, construites sur une identité professionnelle forte des enseignants et CPE et une structuration disciplinaire des enseignements.
Organisé en deux temps
Le collège, dans la continuité de l’école élémentaire, concerne tous les jeunes d’une génération, tous capables a priori d’affronter la rupture que représente l’entrée en classe de sixième. L’organisation des enseignements en disciplines scolaires clairement identifiées doit être la règle, tout en pensant mieux les points entre elles, les approches interdisciplinaires et les travaux sur projet qui peuvent donner sens aux apprentissages. La réforme du collège ne va pas en ce sens.
Le lycée, diversifié en trois voies (générale, technologique et professionnelle) non hiérarchisées, doit permettre l’accès à une qualification de niveau IV (niveau bac) et à préparer des poursuites d’études.
Structuré par la culture commune
Sa première mission est de faire acquérir à tous une culture commune qui vise à l’épanouissement personnel, des acquisitions cognitives exigeantes, l’insertion dans un monde commun de langages, de concepts, de valeurs et d’œuvres permettant l’élévation du niveau de formation du citoyen et du futur travailleur lui permettant de comprendre et d’agir sur le monde de façon lucide et critique.
Contrairement au « socle commun de connaissances et de compétences », de la loi de 2005, figé en sept compétences peu lisibles, notre conception part de l’idée que les jeunes en devenir ont besoin d’une culture large, ouverte, diversifiée, structurant des connaissances et permettant le raisonnement, le questionnement, l’expérimentation, l’argumentation, le développement de l’esprit critique et de la créativité, la maîtrise des langages et une réflexion autour de l’universalité des valeurs dans le respect de la culture de l’autre.
L’action du SNES, du SNUEP et du SNEP dans les débats sur la refondation de l’École a permis d’imposer la notion de culture dans la conception du socle commun.

Une réflexion qui associe toute la profession et ouverte sur le monde
Nos prises de position sont riches des contributions de nos dizaines de milliers d’adhérents, nos instances et nos secteurs, auxquels participent, à tous les niveaux, des milliers de militants. En dehors des congrès, elles sont sans cesse en débat avec la profession, lors des formations syndicales que les militants départementaux, académiques ou nationaux organisent, ou dans les collèges et les lycées lors des heures mensuelles d’information syndicale.
L’existence au sein de nos syndicats de groupes de réflexion disciplinaire et catégoriels permet de porter la parole des collègues auprès des autorités de tutelle et du ministère, par exemple au moment de la rédaction des programmes.
Le SNES a noué au début des années 2000 un partenariat avec l’équipe de clinique de l’activité du Laboratoire de psychologie du ­travail et de l’action du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), qui débouche désormais sur la constitution de collectifs dans plusieurs académies pour initier, à l’heure de la « crise du travail », une démarche de reprise en main personnelle et collective du métier par ceux qui le font.
Le SNES est engagé depuis le début les années 1990 dans des actions de coopération et de développement des organisations syndicales de l’éducation, seul ou en partenariat avec d’autres organisations coopérantes. Le SNES est également membre fondateur de l’organisation altermondialiste ATTAC.
Le SNEP communique sa réflexion grâce à :
• un bulletin d’information bimensuel adressé à tous les syndiqués ;
• des publications spécifiques par secteur particulier (enseignement supérieur/CPD, sport, agriculture, retraités, etc.) ;
• un site Internet très convivial et particulièrement apprécié (plus de 750 000 visiteurs en 2012/2013).

Des lettres d’information électroniques
Il a créé une association « Centre EPS et Société » qui traite des questions de contenus et qui réalise trois revues par an (Contre-Pied) qui sont envoyées à tous les syndiqués.
Il mène une politique de stages d’information et de formation syndicale, organisés depuis 1994, ouverts à tous les collègues (syndiqués ou non) : plus de 14 000 collègues rencontrés au cours des six dernières années, et des centaines de stages organisés.
Le SNUEP publie six journaux nationaux par an, envoyés à tous les adhérent-e-s, relayant et décryptant l’actualité de la voie professionnelle ainsi que des sujets de société.
Son site internet met à disposition des adhérents l’ensemble des publications et de nombreux outils pour s’informer et mieux comprendre les enjeux liés à l’exercice du métier de PLP et à la carrière.
Le SNUEP organise régulièrement des stages nationaux et académiques ainsi que des colloques lors desquels il fait appel à des chercheuses et chercheurs travaillant sur la voie professionnelle. Il a publié en 2017 les actes d’un de ces colloques : « Valoriser l’enseignement professionnel : une exigence sociale ».