Actualité théâtrale

au Théâtre de la Tempête, saison 2008-2009 à la Cartoucherie de Vincennes, partenaire réduc’snes

Cette nouvelle saison à la Tempête reste fidèle au choix, que font Philippe Adrien et son équipe, de mêler des textes classiques et d’auteurs contemporains. La diversité de la programmation est aussi à l’intérieur de ces deux options puisque’en même temps que Sophocle et Corneille, Brecht et Tchekov, on voit s’y côtoyer Roddy Doyle, Philippe Adrien, Ousmane Sembène, Mohamed Kacimi, Arnaud Cathrine ou…Yvette Guilbert.

Paula Spencer -du 16 au 28 septembre- est un texte de Roddy Doyle, auteur irlandais dont plusieurs romans ont été adaptés au cinéma par Alan Parker ou Steven Frears. Ce personnage emblématique de femme est joué par Olwen Fouéré récompensée par des prix d’interprétation dans de nombreux festivals (voir présentation spécifique et lien avec la compagnie théâtrale).

Ivanov d’Anton Tchekov, texte français et mise en scène de Philippe Adrien est donné du 23 septembre au 9 novembre. Scali Delpeyrat qui jouait Hamlet dans la mise en scène de P.Adrien en 1997 y interpréte le rôle-titre.

Au bord de l’Océan, un homme au terme de sa vie réunit les personnes qui lui sont chères. Arrivent alors par de mystérieuses voies, des lettres, dans une langue indéchiffrable. C’est ainsi qu’on pourrait résumer La lettre, texte et mise en scène de Pierre-Yves Chatelain. Du 10 octobre au 9 novembre.

Dans Albert 1er de Philippe Adrien, à la suite d’un quiproquo, Henri invite Claire à rencontrer chez lui Albert, l’homme qu’elle aime. Il s’en suit un imbroglio qui se déroule sur fond de manifestations et de combats de rue. Cette pièce, inédite se donnera du 18 novembre au 20 décembre.

Casamançais de naissance et de cœur, militant anticolonialiste cinéaste et romancier, Ousmane Sembène, évoque dans Les bouts de bois de Dieu, la grève qu’ont conduite d’octobre 47 à mars 48 les cheminots du Dakar-Niger contre le maintien d’une Afrique coloniale et ses pratiques. Le spectacle mêle récit, dialogue, musique et danse. Du 28 novembre au 20 décembre.

Yvette Guilbert fut pendant des décennies, la reine du caf’conc’. Freud, pour qui elle figurait sa jeunesse, entretint avec elle une correspondance importante. "Je ne sais quoi" associe les chansons d’Yvette Guilbert à cette correspondance. Ce spectacle fut une commande de la société psychanalytique de Paris à l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance de Freud. Du 20 novembre au 20 décembre.

Après Le malade imaginaire, Le Procès et Don Quichotte, Philippe Adrien poursuit sa collaboration avec Bruno Netter et la compagnie du Troisième œil, constituée en partie de comédiens non-voyants. Cette fois-ci, c’est Œdipe où seront réunis dans le même mouvement narratif, Œdipe Roi et Œdipe à Colone. Du 13 janvier au 15 février.

Trois étés à dix ans d’intervalle, une même plage, celle de Bénerville, au bord de la Manche. Trois étés où se jouent les destins de Lily, Vincent et Martin. Sweet home, le roman d’Arnaud Cathrine d’où est tirée la pièce, aborde les territoires de l’enfance et de l’adolescence à travers les blessures familiales et les non-dits. Du 16 janvier au 15 février.

Un élève qui occupe une place discrète, porte sur le monde environnant un regard aigu et sans concessions. Encouragé par son professeur il écrit une rédaction-feuilleton où il pénètre les univers de deux familles, l’une bourgeoise et l’autre proche des milieux intellectuels et artistiques. C’est une nouvelle fois, avec "Le garçon du dernier rang", la rencontre entre Juan Mayorga et Jorge Lavelli. On avait pu apprécier leur collaboration la saison dernière avec Chemin du ciel. Du 3 mars au 12 avril.

Terre sainte est une pièce de Mohamed Kamici. L’action se situe dans une ville en siège. Une poignée de ses habitants se trouvent réunis pour un moment de répit. A travers quelques personnages on assiste au drame d’une humanité écartelée entre désir de partage et fanatisme.
Poète, romancier et dramaturge algérien, Kacimi a reçu pour cette pièce le prix spécial du jury de littérature dramatique. Du 10 mars au 12 avril.

Une distribution multiculturelle pour mieux souligner le caractère intemporel et universel d’Horace de Corneille. Mise en scène de Naidra Ayadi. La plaisir de revoir une pièce classique dont on croit toujours avoir fait le tour. Du 5 mai au 7 juin.

Chicago,1912. Une lutte de pouvoir entre deux hommes, le naufrage d’une famille venue de la région des savanes dans la jungle de la grande ville. L’univers singulier de Brecht… La texte français est ici de Stéphane Braunschweig et la mise en scène de Clément Poirée. "Dans la jungle des villes", du 8 mai au 7 juin.

Pour un certain nombre de spectacles proposés au Théâtre de la Tempête et qui peuvent s’adresser à un public de grands collégiens et de lycéens, des dossiers pédagogiques seront à la disposition des professeurs intéressés. Une rencontre entre le jeune public et l’équipe artistique est possible sur simple demande. Elle a lieu, généralement, dans l’heure qui précède la représentation. Echange fructueux mais aussi occasion de faire l’éducation du spectateur.
Francis Dubois.

Théâtre de la Tempête
Cartoucherie Route du Champ-de-Manœuvre – 75 012 Paris
Réservations (partenariat Réduc’snes tarifs réduits aux syndiqués Snes mais sur réservation impérative) : 01 43 28 36 36 ou theatre@la-tempete.fr
www.la-tempete.fr

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