Pendant la pandémie
la casse continue !

Dans de nombreux pays, les gouvernements ont fait le choix d’investir massivement dans l’Education, notamment en procédant à des recrutements exceptionnels. Cela permet de prendre la mesure des conséquences exceptionnelles de la crise sanitaire. Réduire les effectifs est une nécessité pour limiter les risques sanitaires liés à la circulation du virus dans les établissements scolaires. Recruter permet aussi de développer le travail en petits groupes, plus favorables aux apprentissages et indispensables pour dépasser les inégalités qui se sont accrues pendant le confinement avec l’école à distance.

Le gouvernement a fait le choix inverse. Aucun recrutement exceptionnel et de nouvelles suppressions de postes pour la rentrée 2021. Le second degré est sacrifié sur la base de considérations budgétaires.

Après les milliers de suppressions de postes déjà effectuées dans nos collèges et nos lycées depuis 2017, ce sont 1800 suppressions d’emplois qui sont prévues au budget 2021. A la rentrée 2021, 7490 emplois dans le secondaire auront été supprimés par Jean-Michel Blanquer. Et en 3 ans, aucune création d’emplois de CPE, d’AED, de Psy-ÉN !

Stop à la casse du service public d’Education ! Le gouvernement doit suspendre les 1800 suppressions d’emplois prévues pour la rentrée 2021 et engager un plan pluriannuel de création d’emplois.

 

Entre la rentrée 2017 et aujourd'hui

0
emplois d'enseignants
+ 0
élèves

Soit en moyenne un enseignant en moins toutes les

0 h
0 min

et un élève en plus toutes les

0 min

Plus d'élèves, moins de profs

Les hausses des effectifs d’élèves sont prévisibles. Elles sont le simple résultat de la démographie. Alors que les effectifs continueront de croître jusqu’en 2023, les choix budgétaires du gouvernement contribuent à détériorer chaque jour davantage les conditions de travail dans nos établissements.

En 2018, le SNES-FSU avait déjà alerté sur cette situation, et sur la dégradation qu’elle créait pour les élèves et les enseignants. Deux ans plus tard, le gouvernement choisit d’aggraver encore la situation.

Interpellons nos élus !

Nos revendications

> Limiter les effectifs

Les effectifs des classes doivent être limités avec au maximum 24 élèves par classe en collège (20 en Éducation prioritaire) et 25 en Seconde et 30 dans le cycle terminal. Des dédoublements doivent être prévus dans toutes les disciplines et inscrits dans les horaires nationaux, donc non soumis à l’autonomie de l’établissement. Cela suppose de reprendre les efforts de recrutement de personnels enseignants pour faire face à la situation démographique qui va encore accroître plusieurs années la pression sur les collèges et lycées.

> Moins de classes par professeur

Plus d’élèves, plus de classes, c’est plus de cours à préparer, plus de copies à corriger. La diminution du nombre d’heures par niveau dans certaines disciplines a aggravé les choses de ce point de vue : par exemple, les professeurs de lettres en collège se retrouvent en moyenne avec 4 ou 5 classes alors que la moyenne était de 2 ou 3 dans les années 1980. De plus, il est important que les dotations soient abondées à hauteur des besoin afin que les élèves puissent travailler en petits groupes et pour permettre le dédoublement des classes de façon régulière.

> Un effort spécifique pour l’Éducation prioritaire

Plusieurs études démontrent qu’une réduction forte de la taille des classes permet de réduire nettement les écarts de résultats entre les élèves de milieux défavorisés et les autres. Les écarts en nombre d’élèves restent pourtant faibles entre les zones d’éducation prioritaire et les autres. Face à ces constats, le SNES-FSU demande une forte réduction des effectifs par classe en REP et REP+ : aucune classe ne devrait y dépasser les 20 élèves.

Témoignez ci-dessous ou avec le #MonEducNatVaCraquer :
- combien d'élèves dans vos classes,
- combien de suppressions de postes ces dernières années,
- quelles conditions de travail ?