Le mouvement des personnels de second degré gérés au niveau national par la Direction générale des ressources humaines (DGRH) regroupe les opérations de premières affectations, de mutations et de réintégrations, qui sont traitées ensemble.

Les règles qui régissent ces opérations sont les mêmes pour tous les personnels concernés : agrégés, certifiés et adjoints d’enseignement qui ont un mouvement commun, PLP, CPE, CO-Psy, professeurs d’EPS, PEGC. Les affectations sont prononcées par discipline après examen par une commission paritaire, CAP (commission administrative paritaire) du corps concerné ou FPM (Formation paritaire mixte, réunion des CAP des corps concernés) en cas de mouvement commun à plusieurs catégories. Le « mouvement général » est ouvert à tous les candidats sans condition. Par ailleurs, certains postes ne sont accessibles que par des « mouvements spécifiques », nationaux ou académiques (voir 8.). Jusqu’en 1998, l’ensemble des opérations de mouvement était traité au niveau ministériel.

En 1999, le ministère impose, contre l’avis du SNES-FSU et de la majorité des personnels, un mouvement national en deux temps : une première phase dite « interacadémique », traitée au niveau national pour obtenir l’entrée dans une académie, puis une seconde phase dite « intra-académique », traitée dans chaque académie pour obtenir un poste définitif en établissement ou en zone de remplacement.

Alors que, jusqu’en 2004, existait un cadrage national fort – le ministère fixant chaque année les règles des deux phases du mouvement – il engage, pour le mouvement 2005, unilatéralement, une restructuration profonde de la conception et de l’organisation du mouvement en déléguant aux recteurs la maîtrise quasi complète de l’intra, s’orientant ainsi vers 31 mouvements intra-académiques indépendants.

Depuis 2005, la note de service ministérielle annuelle organisant le mouvement (publiée en général début novembre) traite donc essentiellement de l’inter. Ce sont des circulaires rectorales publiées au second trimestre qui définissent, dans chaque académie, les règles de l’intra.

De plus, l’introduction du dispositif APV puis des ÉCLAIR et enfin des REP/REP+ en 2014/2015 a permis aux recteurs d’établir un classement des établissements en fonction de leur propre politique académique d’éducation prioritaire : ce faisant, ils cherchent à soumettre la mobilité des personnels à des « parcours professionnels » dictés par l’administration en bonifiant fortement, pour les mutations, le passage par ces établissements.

Le travail collectif approfondi fait par la section nationale et les sections académiques du SNES-FSU, en lien étroit avec les autres syndicats du second degré concernés (SNEP-FSU et SNUEP-FSU), nous permet de présenter à l’administration, dans toutes les académies, des demandes communes ou convergentes pour obtenir partout des barèmes équilibrés prenant mieux en compte, dans sa diversité, la réalité de la situation des collègues. Par là même, l’action syndicale permet de réduire les différences de traitement entre les collègues des différentes académies lors des mutations intra.