Les 3 Mds d’euros d’économies que les Hôpitaux publics doivent réaliser d’ici 2017 se décomposent comme suit :

  • 1,2 Md € en poussant les établissements à mutualiser leurs achats de matériel,
  • 450 millions € en imposant des synergies entre hôpitaux voisins,
  • 350 millions € en baissant les prix des médicaments et des dispositifs médicaux,
  • 1Md € en écourtant les durées d’hospitalisation (600 millions €) et en développant la chirurgie ambulatoire (400 millions €).

On savait que tous les secteurs d’activité étaient visés par la limitation de la progression des dépenses de santé votée dans le cadre du PLFSS (Ondam historiquement bas fixé à 2,1% en 2015 puis 2% en 2016 et 2017, contre 3,1% en 2014)… Mais on ne connaissait pas encore les détails concernant le secteur hospitalier public. Les cliniques privées sont, elles, exonérées de tout effort.

La note prévoit par ailleurs que les hôpitaux publics devront réaliser 860 millions € d’économies sur la masse salariale. Cela représente 22 000 postes à temps plein (2% des effectifs totaux de la Fonction Publique Hospitalière) qui seraient supprimés par non remplacement des départs à la retraite alors que le sous-effectif chronique à l’hôpital est notoire.

Les dépenses de santé augmentent tous les ans de manière naturelle sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs dont le progrès médical, l’allongement de l’espérance de vie, l’augmentation des pathologies chroniques… S’il est pertinent de s’attaquer aux dépenses socialement inutiles (en développant par exemple les génériques pour baisser le prix des médicaments), il n’est pas acceptable que l’on rogne sur la qualité des soins en pénalisant les patients et en alourdissant la surcharge de travail des personnels.