Après plus de 2,1 millions de signatures contre sa loi, retoquée par le conseil constitutionnel, le sénateur Duplomb vient de déposer une nouvelle proposition pour autoriser l’utilisation de pesticides interdits, dont l’acétamipride. La censure des « sages » reposait sur le manque « d’encadrement suffisant » de cette réautorisation. Le sénateur les Républicains, ancien cadre de la FNSEA, s’est contenté de la contourner en proposant de réintroduire ces agents chimiques, mutagènes et reprotoxiques (CMR) pour une période de trois ans et dans trois filières : betteraves, noisettes et pommes.

Mobilisations contre la loi Duplomb

Contre la loi Duplomb II et son monde, plus de 80 organisations, dont le SNES et la FSU, appellent à des mobilisations le week-end du 7-8 février, ainsi qu’à un rassemblement devant l’Assemblée nationale le 11 février. D’autant que sous la pression de la FNSEA et de l’agro-industrie, le premier ministre Lecornu a aussi annoncé la préparation d’une loi « d’urgence agricole », qui contiendrait des mesures destinées à favoriser l’usage de pesticides à proximité des captages d’eau, mais aussi de nouvelles dérégulations sur les méga-bassines et les bâtiments d’élevage industriel. Il s’agirait encore d’assouplir les quotas sur l’abattage du loup ou les règles sur les « moyens de production », c’est-à-dire l’utilisation d’intrants chimiques.

Directive Omnibus

Les attaques sont également menées au niveau européen avec le paquet « Omnibus », soutenu par le gouvernement français, qui ouvre la voie à une autorisation de certains pesticides et polluants éternels sans limite de temps. L’UE estime « l’économie » à 428 millions d’euros par an. Alors que de nombreuses études établissent l’explosion des cancers et maladies environnementales liées aux pesticides, la Commission européenne choisit explicitement les profits avant la vie.


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