Cette enquête permet de voir comment, un mois après la rentrée 2025, s’annonçait la mise en place de l’ÉVARS. Plus de trois établissements sur quatre comptaient des collègues prêt·es à s’impliquer dans la mise en œuvre du programme d’ÉVARS. Mais beaucoup déplorent le déficit de formation, les formations prévues dans les académies étant insuffisantes au regard des besoins et parfois « pré-réservées » pour les référent·es. Les réponses à l’enquête confortent l’idée qu’en cette rentrée l’ÉVARS se met surtout en place là où l’éducation à la sexualité existait déjà et que des efforts considérables sont à faire, de la part de l’administration, pour que cet enseignement soit généralisé. Ainsi on note une très forte présence des enseignant·es de SVT dans les personnels volontaires, suivi·es des professeur·es de lettres, d’histoire-géographie et des professeur·es-documentalistes. Tout l’enjeu sera d’arriver à élargir la formation afin de garantir l’effectivité des trois séances obligatoires et de séances disciplinaires, sans que tout ne repose sur un petit nombre de collègues.
Beaucoup de réponses dénoncent le flou qui règne concernant l’organisation et la rémunération des séances. La tenue de séances spécifiques sur les heures de cours semble la solution privilégiée mais cela risque de créer des dilemmes : avancée du programme ou mise en œuvre de l’ÉVARS ? Promesses d’HSE, propositions de pacte ou de bénévolat ne sont pas acceptables ! Le SNES-FSU met à disposition des collègues un courrier type pour demander des demi-journées banalisées, des formations et rappeler qu’il est impératif de rémunérer les professeur·es qui prendront en charge les séances d’ÉVARS.







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