Après un Comité social d’administration ministériel où il a fallu toute la pugnacité des représentants du SNES et de la FSU pour faire la lumière sur la réalité des suppressions de postes de professeurs et des créations d’emplois d’AESH (épisode 1 et épisode 2, à l’instar des mauvaises séries Netflix), la préparation de rentrée se poursuit dans les académies, les départements et les établissements. À tous les niveaux, le SNES-FSU organise la mobilisation pour dénoncer les suppressions de postes de professeurs, l’absence de créations d’emplois de CPE, l’insuffisance des moyens en psyEN et en AESH.
L’action dans les CSA académiques
Les élu·es SNES et FSU dans les CSA-A (élu·es lors des élections professionnelles) agissent pour faire des instances académiques et départementales les caisses de résonance de la colère de la profession face aux conditions annoncées de la rentrée 2026.
Dans de nombreuses académies, le SNES a été à l’initiative de boycotts des CSA, souvent unitaires, en tout état de cause intersyndicaux, preuve de la large colère. Ainsi les CSA-A ont été boycotté à Créteil, Besançon, Amiens, Orléans-Tours, Paris, Toulouse, Lyon, Nancy-Metz, Limoges, Lille ou encore la Guadeloupe.
Puis, le moment venu, quand ces instances se tiennent, le SNES et la FSU s’engagent dans de longues échanges avec l’administration pour obtenir tous les chiffres de la préparation de rentrée et éclairer sur les choix délétères des recteurs et des rectrices.
Par exemple, dans l’académie de Nancy-Metz, 88 postes d’enseignant.es sont supprimés dans les collèges. Depuis 2018, les collèges de Lorraine auront perdu près de 200 postes alors que les effectifs diminuent de moins d’1 élève par classe. À Limoges, ce sont 52 emplois de professeur·es qui seront ainsi retirés des collèges et lycées de l’académie à la rentrée 2026. Ces suppressions s’ajoutent aux 28 déjà infligées à la rentrée 2025. 80 retraits en 2 rentrées, 188 depuis la rentrée 2018, c’est comme si le lycée Valadon avait été rayé de la carte !
Le début des mobilisations
Le SNES et la FSU agissent dans les instances mais aussi en dehors. L’heure à la mobilisation de la profession pour dénoncer le désastre organisée par le gouvernement. Le second degré est au bord du gouffre, Sébastien Lecornu le pousse dans le vide !
Le SNES national dépose un préavis de grève chaque semaine jusqu’à la fin de l’année pour couvrir les mobilisations. Le SNES et la FSU ont pris l’initiative de réunir l’intersyndicale nationale le 3 février pour échanger sur la situation et discuter des réactions à construire collectivement.
Des rassemblements et grèves académiques ont déjà eu lieu ou sont déjà annoncés
– à Clermont-Ferrand, le 2 février, jour du CSA-A de repli, grève et rassemblement
– à Toulouse, l’intersyndicale FSU, UNSA Education, Fnec FP FO, CFDT, CGT Educ’action, SNALC et Sud éducation a appelé à un premier rassemblement académique devant le rectorat de l’Académie de Toulouse, mercredi 4 février à partir de 13h (plus d’infos)
– A Lille, mercredi 11 février, rassemblements intersyndicaux à Lille et Arras (plus d’infos)
– En Normandie, mercredi 11 février, l’Intersyndicale académique (FSU, FNEC-FP-FO, Se-UNSA, CGT Educ’action, Sud Education, CFDT et SNALC) appelle à se rassembler devant les deux rectorats de Rouen et de Caen à 15h (plus d’infos)
– en région parisienne, pour les académies Paris, Créteil et Versailles, le SNES et la FSU appellent à la grève et aux manifestations le mardi 17 février (plus d’infos)
En parcourant la carte (en cours de construction) ci-dessous, vous trouverez les informations et mobilisations académiques dans le cadre de la préparation de rentrée 2026.



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