Le mois de janvier est fait de rituels : la galette, la rentrée dans des établissements congelés faute de chauffage (qui aurait pu prédire qu’il ferait froid en hiver ?) et… la DGH et le TRMD. Deux sigles qui s’ajoutent à la grande collection de l’Éducation nationale, qui marquent aussi une étape importante dans la préparation de rentrée, renvoyant aux moyens disponibles (DGH) et à leur répartition dans l’établissement (TRMD). Ceux-ci symbolisent également l’état de la démocratie sociale dans l’Éducation nationale : des moments cruciaux qui déterminent les conditions de la rentrée à venir.
On pourrait penser qu’ils sont le moment de discussion pour la communauté éducative avec la prise en compte des avis de chacun·e notamment par un vote. On peut ne pas seulement le penser et rappeler que ce sont même les textes réglementaires qui le prévoient. Pourtant, année après année, des chef·fes d’établissements ignorent délibérément le cadre réglementaire pour décider, seul·es, des conditions de rentrée. Mais cela est contraire aux textes réglementaires. Exiger la tenue des conseils d’administration, et la tenue des votes n’a rien d’anodin.
La démocratie est le cadre d’expression de nos accords et de nos désaccords, que ce soit au niveau national ou des établissements. Un cadre fragile, mais précieux. Alors, en janvier, comme le reste de l’année, faisons le vœu collectif de faire vivre la démocratie partout, de la préparation de rentrée dans les collèges et les lycées à l’expression de nos aspirations pour plus de justice fiscale, sociale et environnementale.


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