Édouard Geffray a ouvert le bal en se prononçant devant le Sénat contre un projet de loi sur le statut des AESH. Il a hypocritement prétendu rester ouvert à l’accès à une forme de statut au rabais, réservé à une minorité d’agent·es. Pourtant, un corps de catégorie B pour l’ensemble des AESH est une revendication portée par toute la communauté éducative, tant il est vrai que l’obtention d’un statut pérenne pour des personnels qui répondent à un besoin éducatif pérenne relève de l’évidence. N’en déplaise au ministre, un tel corps de fonctionnaires doit donc voir le jour d’urgence.
AED maltraité·es
Du côté des AED, ce n’est guère mieux. On leur refuse notamment les aides sociales auxquelles elles et ils ont droit, comme l’ensemble des autres agent·es de la Fonction publique. Plusieurs académies ont en effet illégalement refusé les chèques emploi service universel (CESU) à des AED en CDD. N’hésitez pas à réclamer cette aide et à contacter votre section académique du SNES-FSU en cas de refus.
Pour l’obtention du CDI, c’est toujours l’arbitraire et la plus grande opacité qui règnent, malgré des avancées significatives arrachées par le SNES-FSU en termes d’égalité de traitement. Nous continuons de réclamer le droit au CDI à temps complet au bout de six ans, le droit à la mobilité pour les AED qui souhaitent changer d’établissement, et – surtout – une grille de salaire nationale avec un minimum fixé à 1 850 euros.
Non titulaires en galère
Les enseignant·es, CPE et Psy-ÉN non titulaires ont de leur côté vécu une fin d’année difficile. Une fois encore, des contrats ont été arrêtés brutalement, faute de budget ; des classes, des vies scolaires et des CIO sont restés sans remplaçant·es, tandis que des agent·es restaient sans poste et sans salaire.
Le SNES-FSU exige que les remplacements soient couverts à hauteur des besoins, car il en va de la qualité du
service public d’Éducation, tout autant que du bon traitement des personnels.
À nous, collectivement, de placer l’année 2026 sous le signe des mobilisations contre la précarité, pour gagner les batailles décisives : respect des personnels, salaires décents et sécurité de l’emploi.



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