DNB en SVT : Quid novi sub sole ?

Avec un préambule et 3 sujets de référence sur la page dédiée aux épreuves de DNB, l’écrit des SVT au DNB est celui qui est le plus explicité dans la démarche et le possible changement de pratique.

En terme de forme, une question 1 introductive porte sur des connaissances, généralement une définition, et une analyse de document. La seule nouveauté : la définition en Q1.1.

Pour le reste, nous retrouvons le même principe : une analyse de documents pour la Q2, et une synthèse pour la Q3 dans laquelle, il est demandé de reprendre l’ensemble des documents…bref rien de vraiment nouveau sous le soleil !

Il est dommage que sur les 3 sujets de référence, il n’y ait pas un semblant de barème pour avoir l’ensemble des éléments à prendre en compte.

La maîtrise de la langue aura son barème propre ( 1 point sur les 10 attribués à la discipline), il y aura donc nécessité pour les élèves de « montrer leur capacité à rédiger des textes intelligibles, structurés reposant sur la maîtrise du lexique usuel et du vocabulaire disciplinaire, de la syntaxe, des usages des connecteurs logiques, de la grammaire et de l’orthographe » (note du préambule).

Au regard de la grille de la note de service « Exigences en matière de maîtrise de la langue à tous les examens » , plus usine à gaz que réel point d’appui, des attendus en terme de rédaction sur les sujets de cette année (avec un minimum de ligne à écrire!!), il y a fort à penser que l’attente ministérielle se résume plus à un coup de comm’ qu’à une réelle volonté d’apporter les conditions favorables pour une meilleure maîtrise de la langue par les apprenants.

Enseignement de spécialité

Pour l’épreuve terminale d’enseignement de spécialité SVT, la note de service précise la prise en compte de la maîtrise de la langue sous 2 volets :

  • « d’une part, deux points sur quinze sont spécifiquement dédiés à la maîtrise des normes orthographiques et syntaxiques ;
  • d’autre part, les compétences d’organisation de la réflexion, de mise en forme du raisonnement, de structuration de la pensée, d’utilisation d’un vocabulaire précis, riche et adapté sont prises en compte explicitement à travers l’évaluation des compétences proprement disciplinaires qui associent de manière étroite la maîtrise des connaissances et leur formulation ».

Le 2e point ne constitue pas réellement une nouveauté puisque ces éléments étaient déjà directement intégrés dans les barèmes proposés lors de la correction de l’épreuve.

Le véritable changement se situe dans ce nouveau barème de 2 points sur 15 dédiés à l’orthographe et à la syntaxe, faisant ainsi baisser le barème de l’exercice n°1 à 6 points au lieu de 7 et celui de l’exercice n°2 à 7 points au lieu de 8.

Cette double notation de la maîtrise de la langue (d’une part dans la maîtrise de l’orthographe et de la syntaxe par 2 points sur 15, et d’autre part directement intégrée au barème de chacun des 2 exercices) donne le sentiment d’une double peine pour les élèves les plus en difficultés.

Il restera alors à voir si les consignes données localement par l’inspection coïncident avec les exigences du ministère…


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