En quelques jours, les lycéennes et les lycéens ont bousculé l’agenda politique du gouvernement et le paysage social. Les voir organiser des assemblées, manifester, refuser une École qui fonctionne avec toujours moins de moyens, plus de pression et plus d’inégalités est une sacrée bouffée d’air frais.

Cette jeunesse dans l’action redonne aussi un peu d’espoir. Trop de commentateurs politiques ont voulu nous convaincre qu’elle serait individualiste ou résignée. Elle nous rappelle que la pénurie qui frappe les lycées n’est pas une fatalité. C’est le résultat de choix politiques et budgétaires. Elle nous rappelle qu’il n’y a pas de fatalité à accepter de faire des économies sur les postes, les conditions d’enseignement ou le bâti scolaire. Aucune fatalité à demander toujours plus aux personnels tout en donnant toujours moins à l’École.

Le gouvernement est fébrile et aux abois et manie mieux le LBD que les réponses budgétaires et politiques. Le mouvement lycéen nous rappelle aussi qu’un rapport de force se construit et que c’est ainsi que les choses peuvent changer.

Dans ce moment historique et inédit, le SNES-FSU prend ses responsabilités : être aux côtés des lycéennes et des lycéens pour leur permettre d’exercer leurs droits (comme celui à manifester) et rassembler les personnels dans la grève le 13 octobre. L’heure est à l’espoir et à la victoire !