Un démarrage dynamique !
Un peu plus de 38 % des professeur·es, CPE, PsyEN, AED et AESH sont en grève aujourd’hui à l’appel de toutes les organisations syndicales de la Fonction publique. Dans tous les académies, l’immense majorité des établissements est mobilisée. Il y a plus de 40 % de grévistes dans les académies de Lyon et Créteil. Dans plusieurs académies, des vies scolaires sont fermées.
Dans un contexte où l’inflation pèse lourdement sur le quotidien des personnels, la forte participation à cette grève juste un mois après la rentrée, confirme la détermination d’une large partie de nos collègues à exiger la revalorisation qui leur est due. Après des années de déclassement salarial dans l’Éducation nationale en raison des choix politiques et budgétaires d’Emmanuel Macron et ses gouvernements, la flambée des coûts du carburant en rajoute à la perte du pouvoir d’achat.
Les réponses insupportables du gouvernement
Les personnels tiennent à bout de bras un service public d’Éducation exsangue, asphyxié par des années de suppressions de postes et de coupes budgétaires. Les gouvernements qui se sont succédé ont oscillé entre prof bashing et remerciements lyriques. En aucun cas, ce ne sont ces réponses qu’attendent les personnels. Compter sur l’engagement de celles et ceux qui font vivre le service public parce qu’ils et elles ont choisi de contribuer à l’intérêt général, sans jamais les revaloriser est d’un cynisme insupportable.
Le dénuement du second degré est largement documenté. Depuis quelques jours, les lycéen·nes, confronté·s elles et eux aussi aux conséquences de l’austérité budgétaire imposée au service public d’éducation par E. Macron se mobilisent. Le SNES-FSU soutient leurs revendications et dénonce la répression policière contre des élèves qui font valoir des revendications légitimes et leur droit de les exprimer.
Budget : il faut une réponse à la hauteur des ambitions de l’Ecole publique !
Dans deux jours, Sébastien Lecornu précisera le projet de budget 2027. Avec 54 milliards d’économie et le gel du point d’indice, la première copie est inacceptable. Après la mobilisation du jour, le message envoyé au premier ministre est très clair : elle ne peut rester en l’état. Il faut des mesures d’urgence pour nos salaires, à commencer par le dégel du point d’indice, des mesures pour les carrières des enseignant·es, CPE et Psy-EN, un plan de titularisation pour les non titulaires, un statut pour les AESH et une grille de rémunération nationale pour les AED.
Au-delà de la question des salaires, le budget devra enfin donner à l’Ecole publique d’assumer son rôle émancipateur pour tous les élèves. Les gouvernements successifs d’Emmanuel Macron ont tellement mis à mal les ambitions de l’Ecole de la République qu’elle est aujourd’hui à un point de bascule. La mobilisation des personnels, des élèves et des familles montre un fort attachement au service public d’Education et à ses principes : égalité, continuité. Dans ce contexte, le SNES-FSU interpelle solennellement le premier ministre : le projet de budget devra apporter des réponses fortes qui contribuent enfin à reconstruire le second degré public. Toute autre réponse serait irresponsable, particulièrement dans le contexte d’une mobilisation grandissante dans les lycées.
Le SNES-FSU se tient prêt avec la profession à poursuivre la mobilisation dans les prochains jours et les prochaines semaines.

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