Le SNES-FSU dénonce le manque de transparence du ministère : le communiqué de presse qui fait office d’outil de communication institutionnelle est lacunaire. Le nombre d’agent·s touché·es correspond-il aux personnels, notamment stagiaires, de cette année ou doit-on comprendre que les collègues aujourd’hui titulaires seraient aussi concerné·es pour leur toute première année comme stagiaires ?
L’application Compas, qui a été attaquée, comprend les rapports de visite des personnels stagiaires : ont-ils aussi été subtilisés, alors même qu’ils comportent des données sensibles sur la manière de servir ? Comment les personnels concernés sont-ils informés et accompagnés ?
Le SNES-FSU exige que le ministère fasse l’entière clarté auprès des organisations syndicales représentatives sur les données capturées et les personnels concernés.
Enfermé dans une vision promotionnelle et d’affichage du tout numérique, le ministère prête bien peu d’attention aux questions de fond. La désinvolture affichée pour la gestion des données personnelles des élèves et des personnels, comme en témoigne la promotion de l’utilisation d’IA génératives sans aucun frein réglementaire illustre le peu de cas qui est fait de la protection des données.
Le SNES-FSU rappelle que le ministère a l’obligation de contacter personnellement chaque agent·e concerné·e, en précisant les conséquences potentielles, les mesures prises et le cas échéant celles recommandées aux personnels touchés.
Le SNES-FSU maintient la pression pour que le ministère tire sans attendre tous les enseignements d’une telle fuite de données et en rende compte devant les élu·es du personnel.

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