Ce décret aurait du conduire au versement d’une prime à tous les agents de la Fonction publique, titulaires et non titulaires (contractuels en CDI ou en CDD employés de manière continue par le même employeur public) entre le 31 décembre 2017 et le 31 décembre 2021, dont le pouvoir d’achat lié au traitement indiciaire a régressé sur cette même période dans la mesure où l’indice des prix à la consommation (hors tabac) a lui progressé de 5,18 %.

Dans les faits, en ce qui concerne les collègues titulaires, ce sont ceux actuellement au dernier échelon de la hors-classe des certifiés, CPE et Psy-EN (indices 793 fin 2017 et 821 fin 2021), au quatrième échelon de la classe exceptionnelle des certifiés, CPE et Psy-EN (indices 825 fin 2017 et 830 fin 2021) ou au dernier chevron A3 de la hors-classe des agrégés ou sixième échelon des professeurs de chaires supérieures (indices 967 fin 2017 et 972 fin 2021) qui pourront y prétendre pour un montant brut respectivement de 346 €, 1717 € ou 2061 € versé en décembre 2022.

Un calculateur permet de vérifier l’éligibilité ou non à la GIPA en indiquant dans le tableur l’indice détenu sur la feuille de paye de décembre 2017 et de décembre 2021. Attention à d’éventuelles régularisations indiciaires tardives consécutives aux délais de traitement des changements d’échelon ou promotions.

Pour assurer le maintien du pouvoir d’achat, il n’y a pas d’autre voie que le retour de l’indexation de l’évolution de traitement sur celle des prix. Or lors des douze dernières années, le point d’indice n’a évolué que 4 fois (+ 0,5 % en juillet 2010, + 0,6 % en juillet 2016, + 0,6 % en février 2017 et + 3,5 % en juillet 2022) alors que l’inflation sur la même période s’élève à 17,3 %.

Sur les douze derniers mois de mai 2021 à mai 2022, le nouveau ministre de la Fonction Publique reconnaît une inflation de 5,2 % et ainsi en parfaite contradiction avec les mêmes chiffres de l’INSEE, le gouvernement publie le 8 juillet, le décret augmentant la valeur du point d’indice de la fonction publique de 3,5 % à compter du 1er juillet 2022.

Laisser le point d’indice perdre de sa valeur ne serait pas si grave s’il était compensé par une prime annuelle ad-hoc ? C’est la position du gouvernement avec l’utilisation de l’instrument GIPA. C’est un point de vue centré sur la situation isolée d’un seul individu qui oublie tout simplement l’équité entre les générations.

L’attachement du SNES et de la FSU à la valeur du point d’indice s’explique par la transparence qu’elle assure, par l’évidence de communauté d’intérêt qu’elle montre. Son montant est commun à tous les agents publics, fonctionnaires ou non titulaires. Sa valeur et son évolution sont de ce fait des préoccupations qui se posent en termes identiques pour tous.

Le SNES avec la FSU considèrent les 3,5% d’augmentation comme une étape largement insuffisante qui en appelle une autre sans délai, tant cette valeur est en décalage avec la réalité de l’évolution de coût de la vie. Ils exigent que soit rapidement concerté un mécanisme pérenne d’indexation des salaires sur l’augmentation des prix ainsi que l’ouverture de négociations portant sur les carrières et les rémunérations.

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