L’offensive américano-israélienne au Moyen-Orient a fait basculer le monde dans une guerre qui semble durer. C’est d’abord une tragédie humaine majeure avec plusieurs milliers de morts et de blessés et des millions de civil·es ont dû fuir certaines zones. Les effets économiques se font aussi sentir dans le monde entier. Le blocage du détroit d’Ormuz a entraîné une augmentation des prix des carburants. Cette situation révèle donc les limites de notre modèle économique. Le capitalisme se nourrit de l’exploitation de ressources limitées. Il est urgent de trouver des alternatives économiques, sociales et environnementales, en sortant aussi de la dépendance aux énergies fossiles.
Les alertes du SNES et de la FSU
Le SNES et la FSU ont alerté depuis plusieurs semaines sur les effets de l’inflation pour les agent·es de la Fonction publique dont les rémunérations ont stagné ces dernières années en raison du gel du point d’indice.
Perdre de l’argent en roulant pour aller sur son lieu de travail, voilà le lot commun d’un nombre croissant d’agent·es et de salarié·es. Il y a urgence à ce que des mesures salariales soient prises : dégel du point d’indice et début de discussion sur les salaires et les carrières. Mais le gouvernement regarde ailleurs, se montrant aussi d’une grande mansuétude envers les grandes entreprises, comme Total Energies, qui engrangent les superprofits grâce à la guerre.
Une circulaire hors-sol
David Amiel, le ministre de la Fonction publique, a publié la semaine dernière une circulaire présentant des mesures temporaires pour l’organisation du travail et les déplacements des agents de l’État. Une des mesures principales est le recours au télétravail dans la limite de 3 jours par semaine. Une mesure complètement inadaptée à l’Education nationale ! Bref une circulaire hors sujet.
Un ministre de l’Éducation nationale bien silencieux sur ce sujet….
Focalisé sur la démographie et l’après 2027, le ministre en oublie l’essentiel et le plus urgent : les salaires et les moyens pour améliorer les conditions de travail et d’études. Il reste douze mois avant l’échéance présidentielle et de très nombreuses urgences pour le second degré, à commencer par celle des
salaires. Edouard Geffray reste très discret sur le sujet, à l’instar de son collègue de la Fonction publique. Pourtant, le déclassement salarial des agent·es de la Fonction publique, notamment des personnels de l’Éducation nationale est avéré, et aggravé par le contexte inflationniste. Les urgences, ce sont les salaires et les moyens. Avant le printemps 2027, il y a un budget à préparer, qui doit, enfin, inverser la tendance pour le service public d’Éducation et ses personnels.
Le SNES-FSU engage un travail d’information et de conviction au plus près du terrain pour préparer les mobilisations à venir rapidement et montrer que d’autres choix budgétaires sont possibles par un autre partage des richesses, afin de revaloriser les salaires et les pensions et améliorer l’état des services publics
| AESH : se rendre au travail ou le perdre ? 97 % des AESH touchant autour de 900 euros (parce que 62 % subissent des temps incomplets), la hausse du prix du carburant, avec un plein qui peut coûter jusqu’à 120 euros, impacte fortement leur quotidien, notamment pour se rendre sur leur lieu de travail. Mais même sans la hausse des carburants, la grande majorité des AESH peine déjà à joindre les deux bouts ! Salaire et primes ne suffisent pas à les faire vivre, et les contraint à recourir aux prestations sociales. Le SNES-FSU défend les droits des AESH. Il demande au ministère de ne pas pénaliser les AESH qui ne peuvent pas se rendre sur leur lieu de travail, faute de moyens. Il exige la réévaluation de la grille de rémunération des AESH et leur sortie de la précarité avec l’instauration d’un statut de catégorie B sur la base de 24 heures hebdomadaires. Plus généralement, il revendique pour l’ensemble des agent·es la revalorisation immédiate du point d’indice et l’indexation des salaires sur l’inflation. |



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