En grève le 13 octobre !
Depuis le début de la mobilisation, le SNES-FSU soutient le mouvement lycéen, dans le respect de son indépendance : en appui de ses revendications et aux côtés des élèves dans les cortèges pour faire baisser les tensions et défendre leur droit à manifester. Cela a été particulièrement visible, remarqué et apprécié le 6 octobre.
Le gouvernement est en position de faiblesse et le mouvement social est en position de force. Après avoir été en soutien du mouvement lycéen, en étant à leurs côtés, il est temps pour les personnels de participer pleinement à cette mobilisation. Les revendications du mouvement lycéen rejoignent en partie les nôtres. Le SNES-FSU porte des revendications qui répondent aux attentes des personnels et à celles de la jeunesse. Nous les porterons par la grève et la manifestation le 13 octobre. Pour participer pleinement à ce moment historique et ouvrir des perspectives de victoire : toutes et tous en grève le 13 octobre !
Un mouvement porteur d’espoir
Parti d’un lycée du 93, le mouvement a pris une ampleur que personne n’avait vue venir, bousculant un gouvernement aujourd’hui en position de faiblesse qui tente de jouer la montre jusqu’aux vacances.
La mobilisation dans les lycées de la banlieue parisienne a révélé l’état désastreux de l’Éducation nationale : bâti scolaire délabré, manque de personnels, classes surchargées… Rien de surprenant pour le SNES-FSU, qui alerte depuis des années. En dénonçant Parcoursup, les élèves ont aussi mis en lumière une crise plus profonde : l’École de la République ne tient plus ses promesses et ferme les horizons, tournant le dos à l’égalité et à la justice sociale. En quelques jours, le mouvement s’est étendu à toute la région parisienne puis aux autres académies, jusqu’aux DROM. La mobilisation d’élèves de lycées plus favorisés, solidaires de leurs camarades, montre que l’égalité et la fraternité ne sont pas que des mots.
Des violences inacceptables
Les premières réponses du gouvernement ont révélé le mépris de la macronie envers la jeunesse et les mouvements sociaux. Après avoir évoqué une possible instrumentalisation politique, le gouvernement a choisi la répression policière, indigne d’un Etat de droit et démocratique. Laurent Nunez, le ministre de l’intérieur, a affirmé des principes dangereux, évoquant des interventions « sans retenue » et précisant que « l’usage proportionnée de la force ne doit jamais inhiber l’action ». 5 000 arrestations ont été recensées entre le 28 septembre et le 3 octobre, contre 94 lors de la mobilisation agricole de l’hiver 2025-2026. 215 élèves ont été blessés, certains gravement, dont un ayant perdu l’usage de son avant-bras à cause d’une grenade de désencerclement.
Les blocus devant les lycées ont aussi été le théâtre de violences contre des adultes (CPE, chefs d’établissement, professeurs etc) ou contre des élèves de la part de jeunes extérieurs. Ces violences sont aussi inacceptables. Le SNES-FSU a apporté tout son soutien aux personnels et aux élèves blessés.
Des réponses hors sujet
Depuis quelques jours, le gouvernement prétend répondre à la jeunesse, mais reste hors sujet. Il refuse toute réponse budgétaire immédiate et cherche à gagner du temps jusqu’aux vacances. Comment imaginer une reprise normale des cours sans début de réponse ? L’intervention de Sébastien Lecornu, premier ministre, mercredi 7 octobre a été pleine de….vide. Aucune mesure concrète. La journée du lendemain a été le signe de la grande fébrilité du gouvernement : en septembre, Edouard Geffray déclarait que les professeurs absents et non remplacés seront un phénomène « marginal ». Le 7 octobre, Sébastien Lecornu n’annonce rien. Le 8 octobre, dans la matinée, Edouard Geffray annonce un plan d’urgence pour les remplacements dans quelques heures ou quelques jours. Les annonces sont pour le soir même et font, en grand partie, porter aux personnels, la responsabilité de pallier les carences de l’institution : le ministre réactive le dispositif du Pacte, qui est du travail supplémentaire pour les personnels !



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