hall de collège avec élèves

La FSU a été reçue le 12 octobre par la  secrétaire d’Etat chargée de l’éducation prioritaire pour demander pour faire le point sur le dossier. Nathalie Elimas, nommée cet été, s’est déclarée à l’écoute et poursuit son tour de France, en privilégiant la visite de REP ruraux, pour prendre la mesure de la situation avant de statuer sur la réforme de la rentrée 2021 qui, selon les prises de parole du ministre ces derniers mois, envisagerait la suppression du label REP.

La FSU lui a remis en mains propres les motions d’interpellation adressées par les enseignants de lycées déclassés en 2014. La clause de sauvegarde, obtenue et déjà prorogée grâce à l’action du SNES avec la FSU,  qui maintenait leur indemnité et les bonifications afférentes à l’éducation prioritaire a pris fin au 31 août. Nathalie Elimas propose, dans l’attente des négociations du Grenelle de l’éducation, une compensation rétroactive de l’indemnité, fin novembre,  sous des formes choisies par les académies (IMP, hs…).

Dans le même temps, le secrétaire général de l’enseignement catholique annonce que le privé sous contrat participerait à la réforme de l’éducation prioritaire. Escompte-t-il, Après la prise en charge des maternelles, recevoir un supplément de dotations publiques pour les établissements privés ruraux avec un fort indice d’éloignement ? En ajoutant des critères territoriaux aux critères sociaux, le projet de réforme répartirait progressivement les moyens économisés au détriment des REP pour financer des problématiques non scolaires en zones rurales. Cette gestion, devenue locale, induirait une concurrence entre les territoires.

Par ailleurs, le projet de budget du ministère prévoit le passage de 80 à 120 cités éducatives. Pourtant, la plupart des personnels des collèges concernés ne savent toujours pas ce qu’est une cité éducative, ni quel projet y sera mis en œuvre.

Consolider l’éducation prioritaire

L’observatoire des zones prioritaires (OZP), association indépendante, a publié son bilan de la refondation. 250 directeurs d’école, principaux, IEN, coordinateurs de réseaux et professeurs des écoles y témoignent des réussites de leurs réseaux.

Après son enquête de l’automne 2019, la FSU donne de nouveau la parole aux acteurs de terrain en organisant des états-généraux de l’éducation prioritaire. Ils se dérouleront au premier trimestre à l’échelon départemental puis  au niveau national le 28 janvier 2021. La FSU pourra ainsi porter leurs voix auprès du ministère alors que se joue l’avenir de l’éducation prioritaire.

Vos questions
Accès à la FAQ

Vous ne trouvez pas votre réponse, posez-nous votre question