Une rentrée à l’offensive pour le statut d’AESH !
La mobilisation du SNES, de la FSU et de l’intersyndicale a permis d’obliger le gouvernement à ouvrir des discussions sur le statut d’AESH. Elles vont reprendre à la fin du mois d’octobre. Dans un contexte où des vents contraires soufflent (budget, orientation du rapport des IG en juin dernier, échos de la CNH), une forte mobilisation des AESH le 29 septembre pour les salaires et un statut permettra de reprendre les discussions en positions de force.

Des décisions gouvernementales qui dégradent encore la situation des AESH
Au cours de la période estivale, le gouvernement n’a cessé de proclamer qu’il fallait faire des efforts pour le remboursement de la dette qu’il a lui même creusé depuis une décennie (1 250 milliards en 2017, 2 200 milliards aujourd’hui) en arrosant les entreprises, sans exigence de contrepartie de création d’emplois. Évidemment, les efforts demandés sont toujours pour les plus modestes d’entre nous, notamment pour les agent.es de la fonction publique à faible salaire.. S’agissant des accompagnant-es d’élèves en situation de handicap, les efforts demandés se traduisent par l’absence de revalorisation salariale (gel du point d’indice, grille indiciaire indécente), et le maintien de conditions de travail dégradées (PIAL, PAS, multi-accompagnements, auto-formation, non prise en charge des frais de transport, etc.). Et le ministre de l’Education nationale n’a pas eu un mot pour ces collègues, pourtant indispensables au service public d’Education, lors de sa conférence de presse de rentrée !
Outre, ces efforts imposés, le gouvernement s’évertue à convaincre qu’il a déjà beaucoup fait pour les accompagnant-es d’élèves en situation de handicap (accès au CDI au bout de 3 ans au lieu de 6) alors qu’il les a fait commencer si bas (contrats aidés et leur non prise en compte dans l’ancienneté, grille indiciaire misérable). Les accompagnant-es devraient les remercier des miettes consenties (indemnité de fonction, indemnité inflation) qui peuvent disparaître à tout moment en fonction des décisions politiques budgétaires.
De surcroît, ce même gouvernement s’exerce cyniquement à culpabiliser les citoyen-nes d’être malades et de « creuser le trou de la Sécu ». En guise de punition : baisse du taux de remboursement des arrêts maladie à 90 %, augmentation de la franchise médicale annuelle prévue pour le 1er octobre 2026 (passage de 100 à 140 €, soit une hausse de 40 %, répartie en 70 euros pour les médicaments, actes paramédicaux et transports sanitaires). Les détenteur-rices de faibles salaires, comme les accompagnant-es se voient contraint-es de renoncer à se faire soigner, à se mettre en arrêt.
Le 29 septembre, la lutte continue !
Après la mobilisation réussie du 9 juin des accompagnant.es d’élèves en situation de handicap pour un statut et une revalorisation salariale, la lutte continue en ce début d’année scolaire, le mardi 29 septembre. Il s’agit de faire du collectif avec tous les personnels de la fonction publique qui subissent la même maltraitance institutionnelle. En refusant la revalorisation du point d’indice et l’augmentation du salaire minimum de la fonction publique, le gouvernement persiste à faire fi des conditions de vie et de travail des agent.es de la fonction publique.
Pour combattre ces choix politiques, le SNES avec la FSU (et l’intersyndicale), est à l’initiative de la journée nationale de mobilisation des agent-es de la fonction publique le mardi 29 septembre 2026 pour imposer d’autres choix. La FSU dénonce le scandale de la flambée des prix et le blocage des salaires de 5,8 millions d’agent-es de la fonction publique, dont ceux des accompagnant-es d’élèves en situation de handicap. Le 29 septembre, toutes et tous en grève pour les salaires et pour un statut d’AESH !
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