Au nom d’un « bon sens » plus que discutable, Gabriel Attal (Renaissance) fait campagne depuis plusieurs semaines pour défendre sa proposition de loi visant à banaliser le travail le 1er mai. Vendredi 11 avril, les députés macronistes ont manoeuvré pour soustraire cette proposition de loi aux débats de l’Assemblée : par une motion de rejet qu’ils ont eux-même déposée, et adoptée grâce aux voix du bloc central, de la droite et de l’extrême droite. Résultat, pas de débat à l’Assemblée et un passage direct en commission mixte parlementaire probablement dès le mardi 14 avril.

Un coup de force qui rappelle celui orchestré par les mêmes députés pour l’examen de la loi Duplomb…une forme de négation du débat démocratique à l’heure où les signes de la crise démocratique se multiplient (comme en atteste, par exemple, l’abstention record lors des élections municipales). C’est irresponsable !

Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres. C’est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé dans notre pays, un symbole historique des luttes des travailleurs et des travailleuses. Cette proposition de loi vise aujourd’hui à banaliser le travail ce jour-là, en l’ouvrant largement au commerce, à l’agroalimentaire et à de nombreux secteurs, au bénéfice des grandes enseignes et au détriment de millions de salarié·es. L’affichage du volontariat n’est qu’un leurre puisque, par définition, le lien entre un employeur et son salarié est déséquilibré.

Rien n’est encore joué ! Dans un premier temps, exigeons du gouvernement de ne pas réunir la commission mixte paritaire et de renoncer à ce texte.


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