Crédit photo : Internationale de l’Education

Le 23 janvier, une délégation composée du Secrétaire Général de l’Internationale de l’Éducation (IE), de membres du Bureau Exécutif Mondial de l’IE et de responsables syndicaux de divers pays en provenance d’Amman s’est vue interdire d’entrer en Cisjordanie par l’armée israélienne. Leurs passeports ont été confisqués et plusieurs membres ont subi un interrogatoire de cinq heures. L’ensemble de la délégation a été refoulée et contrainte de reprendre la route afin de rejoindre Amman.

La délégation participait à une mission de solidarité organisée par le syndicat palestinien de l’éducation GUPT et la direction de l’IE avec les organisations ayant financé un programme de formation en direction des enseignant·es de Palestine. Elle devait se rendre à Ramallah pour assister à la remise des diplômes des collègues ayant suivi cette formation et participer à des célébrations à l’occasion de la Journée Internationale de l’Éducation.

🚨 Le @snesfsuinternat.bsky.social apporte tout son soutien à la délégation de @eduinternational.bsky.social stoppée par l'armée #Israel alors qu'elle rendait visite aux collègues du GUPT de #Palestine.Nous dénonçons les mesures d'intimidation subies par les camarades, nous ne nous tairons pas.

SNES-FSU International (@snesfsuinternat.bsky.social) 2026-01-24T12:23:50.885Z

Criminalisation de la solidarité

Les droits syndicaux et la solidarité internationale ne sont pas des privilèges, mais des droits fondamentaux protégés par le droit international. Ces intimidations contre des syndicalistes enseignant·es est inacceptable. Cette entrave à la solidarité syndicale internationale s’inscrit dans une série d’attaques contre l’Éducation : destruction et fermetures d’écoles ou d’universités mais aussi perturbations de l’enseignement par des raids ou des intimidations. Bloquer la solidarité internationale n’empêchera pas de dénoncer le fait que le droit fondamental à l’éducation des élèves et des collègues de Palestine est régulièrement bafoué.

Le SNES-FSU condamne les intimidations contre les syndicalistes et l’entrave à la solidarité syndicale internationale. Il apporte tout son soutien aux membres de la délégation victimes de la répression. Il se tient aux côtés des élèves, des collègues et des syndicalistes de Palestine dont le droit fondamental à l’Éducation et les droits syndicaux doivent être garantis. Enfin, le SNES-FSU rappelle son refus du processus génocidaire et ses mandats sur le droit du peuple Palestinien à disposer d’un État souverain, économiquement viable et démocratique.

Le communiqué de l’IE https://www.ei-ie.org/en/item/32007:education-international-denounces-the-blocking-of-high-level-delegation-to-palestine


Vos questions
Le Snes défend les droits individuels et collectifs. Vos représentants vous répondent, vous conseillent et vous accompagnent.
Accès à la FAQ

Vous ne trouvez pas votre réponse, posez-nous votre question