Le bouillonnement social de la rentrée

Il y a un mois et demi, c’était la rentrée scolaire. Force est de constater que la rentrée sociale, elle, s’étire en longueur ! La mobilisation des agents de la Fonction publique, le 29 septembre, a donné de l’écho à leurs revendications, notamment salariales. Plus largement, elle a mis en lumière la situation catastrophique des services publics, entre agents paupérisés et services sous-dotés, comme le montre régulièrement l’École publique ou encore la sécurité civile cet été. Elle a aussi donné le coup d’envoi de cet automne social.

Quelques jours après, Sébastien Lecornu a détaillé son projet de budget confirmant la cure d’austérité de 54 milliards d’euros qui frappera d’abord les fonctionnaires, les retraités et les malades, mais aussi l’écologie — un comble après le dernier été !

La mobilisation lycéenne est venue bousculer la feuille de route du gouvernement, qui pensait dérouler son plan d’austérité budgétaire. Portés par une forte aspiration à l’égalité et dénonçant les effets des politiques macronistes, les lycéennes et lycéens ont montré que la mobilisation pouvait s’inscrire dans la durée et rassembler largement. La répression policière dont ils et elles ont fait l’objet est indigne. Les agressions de personnels par des jeunes le sont aussi. Le SNES-FSU a dénoncé toutes les violences et joué son rôle en appui au mouvement lycéen, en permettant aux élèves d’exercer leurs droits à manifester.

Cette mobilisation pleine d’allant est aussi porteuse d’espoir. Elle montre qu’il est possible de faire vaciller les dogmes austéritaires et sécuritaires du gouvernement.

La fenêtre est ouverte pour obtenir la revalorisation de nos salaires, de nos carrières et la reconstruction du second degré. Pour participer pleinement au moment social historique que nous vivons, le SNES et la FSU s’attachent à construire les conditions de larges mobilisations. La FSU a porté dans l’interpro la nécessité de suites à la journée du 29 septembre. Le SNES a pris toute sa part dans les mobilisations lycéennes.

Et maintenant ?


Là où nous revendications syndicales sont portées (pouvoir d’achat, moyens pour les services publics, soutien à la mobilisation lycéenne) et où les conditions sont réunies pour se rassembler et manifester, le SNES-FSU appelle à se joindre aux actions locales du 17 octobre. Il appelle aussi à une grève massive, le jeudi 5 novembre, dans le cadre de l’appel interpro (CFDT, CGT, FO, UNSA et FSU) pour budget de justice sociale, fiscale et environnementale.

Aller au contenu PDF

Vos questions
Le Snes défend les droits individuels et collectifs. Vos représentants vous répondent, vous conseillent et vous accompagnent.
Accès à la FAQ

Vous ne trouvez pas votre réponse, posez-nous votre question