La mutualité est une composante importante de l’économie sociale et solidaire, elle repose dans la Fonction publique sur le principe de l’adhésion volontaire des agents car la mutualité n’a pas vocation à se substituer à la Sécurité sociale dont elle condamne les désengagements successifs.

Dans la Fonction publique d’État, ce sont les mutuelles de fonctionnaires qui gèrent, par délégation depuis 1947, l’assurance maladie obligatoire des personnels. Tous les remboursements d’un agent passent donc par l’intermédiaire de la mutuelle référencée par son employeur, même si l’agent n’en est pas adhérent au titre de l’assurance maladie complémentaire.

Dans l’Éducation nationale, c’est la MGEN qui a été référencée en 2008 pour 7 ans. Le ministère a donc reconnu la légitimité de notre mutuelle historique dans le cadre de l’appel d’offres qu’il avait lancé.

Mais depuis la transposition des directives européennes dans le Code de la mutualité, les mutuelles sont mises en concurrence avec les sociétés d’assurances qui vont à l’encontre des logiques de solidarité en offrant des prestations différenciées selon l’âge et le niveau de cotisation. Cette concurrence va s’accentuer avec la généralisation au 1er janvier 2016 des complémentaires santé collectives pour les salariés du privé. Les mutuelles sont d’autant plus fragilisées qu’elles sont lourdement taxées et reçoivent une aide dérisoire des employeurs publics. Pour survivre, elles s’alignent de plus en plus sur le comportement des assurances privées et s’éloignent ce faisant des principes fondateurs de solidarité.

La MGEN n’échappe malheureusement pas à ces dérives et on ne peut que le regretter.

Le SNES-FSU appelle les personnels à s’impliquer dans la gestion de leur comité de section MGEN, renouvelé en partie tous les deux ans, ou à devenir correspondant mutualiste dans l’établissement pour défendre et faire perdurer les principes solidaires auxquels nous sommes attachés. Il les appelle également à se mobiliser pour reconquérir une assurance maladie obligatoire de haut niveau.