Qu’est-ce que la table d’extension ?

C’est une liste d’académies pré-établie que l’administration ajoute à la liste des vœux formulés par les participant·es obligatoires au mouvement (stagiaires qui n’étaient pas fonctionnaires avant le stage, titulaires affectés·es à titre provisoire dans une académie -ATP- ou en réintégration impérative).

Les participant·es obligatoires doivent obtenir une affectation dans une académie. Si leur barème ne leur permet pas d’obtenir l’une des académies qu’ils ou elles ont demandées, l’administration ajoute à leurs vœux une liste d’académies ordonnées en fonction du 1er vœu exprimé : cette liste complémentaire constitue la table d’extension. Elle ne contient que des académies de la France hexagonale. Les académies ajoutées en extension sont assorties d’un barème : c’est le plus petit barème attaché à l’un des vœux formulés par le ou la participant·e.

Quelle modification de la table d’extension ?

Auparavant, lorsque le ou la participant·e formulait en premier vœu l’une des académies Guadeloupe, Martinique ou la Réunion, la table d’extension commençait respectivement par les académies de Paris, Versailles et Créteil puis venaient les autres académies de l’Hexagone en s ‘éloignant progressivement de la région parisienne.

Pour le mouvement 2027, le ministère a modifié l’ordre des académies de la table d’extension des académies de Guadeloupe, Martinique et la Réunion. Pour les participant·es qui ne pourront être affecté·es sur l’un des vœux formulés, l’administration étudiera la possibilité de les affecter d’abord sur l’académie d’Aix-Marseille, puis de Nice, puis de Montpellier. Les académies étudiées ensuite seront Grenoble, Lyon, Dijon puis Paris, Créteil et Versailles. Les autres académies seront étudiées ensuite si le barème n’a pas permis au ou à la participant·e d’obtenir l’une des académies citées ci-avant.

Pourquoi la table d’extension a-t-elle été modifiée ?

Cette modification a été opérée de façon unilatérale par l’administration. Les organisations syndicales représentatives n’ont pas été consultées en amont. Le ministère nous indique que la modification répond à une demande des académies concernées et qu’elle est motivée par l’ouverture de liaisons aériennes entre certaines villes du sud de la France et les DROM en question.

Quelles conséquences pour les participant·es concerné·es ?

Il est à craindre que les collègues ayant formulé en vœu 1 une des académies de Guadeloupe, Martinique ou la Réunion et qui seront affecté·es en extension seront finalement affecté·es dans une zone géographique éloignée de l’un des aéroports desservant le DROM dont ils ou elles sont originaires, allongeant ainsi leur trajet quand ils et elles souhaiteront se rendre dans leur DROM. Cette modification risque donc de ne pas avoir d’effet bénéfique pour certain·es des collègues concerné·es, et risque même au contraire de les pénaliser. Elle est très éloignée du mandat du SNES-FSU qui demande que pour les académies de Guadeloupe, Martinique et Guyane soit appliquée la règle d’éloignement progressif lors de l’établissement de la table d’extension.


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