Le ministre annonce un salaire amélioré… dans certaines académies sous tension.

Allons-nous copier la Suède où les enseignants négocient leur salaire en fonction des besoins du marché et des finances de l’institution ? À l’issue du conseil des ministres du 14 juin dernier, interrogé sur la crise de recrutement à la rentrée, le ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, a précisé que les « contrats des contractuels » seront prolongés tout l’été dans l’espoir de les renouveler et que, dans les académies sous tension, les non-titulaires seront augmentés à la rentrée…

Faut-il se réjouir de cette annonce ? Le SNES-FSU n’a de cesse de combattre les dénis de droits, les interprétations locales erronées et/ou restrictives des textes dont sont victimes les collègues non titulaires depuis des années et qui n’ont fait qu’augmenter la précarité…

Il est parfaitement inacceptable que l’un des critères fixant la rémunération d’agents de l’État tienne à la pénurie du « vivier » des rectorats, car cela creuserait davantage les inégalités entre agents qui exercent pourtant les mêmes fonctions et missions : ces inégalités, les non-titulaires enseignants, CPE, Psy-ÉN les connaissent déjà puisque leurs rémunérations ne sont pas identiques. Déjà en 2016, le SNES-FSU a remis au gouvernement une proposition de grille indiciaire nationale, il l’a rejeté. Nous continuons à dénoncer cette absence de justice sociale qui entraîne une rupture d’égalité entre les agents non titulaires de l’État sur le territoire national.

Prolongation durant l’été

Quant à la prolongation des contrats durant l’été, ce devrait être la règle : pourtant, la grande majorité des rectorats estime qu’au contraire « le besoin sur l’année scolaire » pour pallier «l’absence d’un titulaire» s’arrête pendant les vacances, ce qui contraint les collègues à déposer un dossier à Pôle Emploi.

Nous savons pertinemment que la mise en place des cellules spécifiques promises par le ministre à compter du 22 août ne permettra pas de « régler les difficultés là où elles se posent », car dans la réalité, les néo-recrutés n’ont ni formation ni préparation, ce qui les expose à davantage de risques d’échecs ou de non renouvellement de contrat.

Pour améliorer les conditions d’exercice, le SNES-FSU réclame une grille indiciaire nationale ainsi que le rétablissement ou l’installation des commissions consultatives paritaires. Le SNES-FSU prend l’engagement d’accompagner tous les collègues recrutés dans l’urgence et sans formation, comme il le fait au quotidien pour tous.

Nadine Krantz

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