Une semaine de mobilisation – en grève le mardi 31 mars !
| Dans l’action ! Pour dénoncer et refuser les suppressions d’emplois de la rentrée 2026 et leurs conséquences, exiger un budget 2027 avec des mesures de créations d’emplois et de revalorisation salariale sans contreparties, la FSU, l’UNSA Éducation, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’Action et SUD Éducation soutiennent les mobilisations en cours et à venir (rassemblements, actions avec les parents d’élèves, grèves locales etc) et appellent à les amplifier en particulier sur la semaine du 30 mars au 3 avril. Au cours de cette semaine de mobilisation, nos organisations appellent en particulier, partout où cette date ne fait pas obstacle aux actions déjà organisées, à une journée de grève le mardi 31 mars. |
Cette semaine donnera un cadre national et un débouche aux nombreuses actions locales. Elle permettra de mettre en lumière les urgences pour le service public d’Education : l’urgence pour des moyens pour toutes les catégories de personnels, pour les salaires, pour l’amélioration des conditions de travail. Il s’agit de poursuivre les mobilisations pour dénoncer les suppressions d’emplois de la rentrée 2026 (l’intersyndicale nationale organisera une conférence de presse le lundi 30 mars) mais aussi, de poser, dès maintenant, nos exigences pour le budget 2027.
Des mobilisations nombreuses ces dernières semaines
Depuis des semaines, les actions se multiplient, souvent à l’initiative du SNES-FSU et en intersyndicale : grève académique ou locale (comme en région parisienne, dans les académies de Lille, de Guyane, de Bordeaux), rassemblements, action avec les parents d’élèves, opérations « collèges morts » (comme dans les Alpes de Haute Provence le 18 mars, 95 % des parents n’ont pas envoyé leurs enfants au collège), action lors des CSA académiques ou départementaux (boycott du CSA départemental dans le Lot) et les CA, vote contre les projets de répartition.… Tout montre donc la détermination à dénoncer des choix qui vont, à rebours, de la nécessaire amélioration des conditions de travail des personnels et d’étude des élèves : les collègues restent disponibles pour l’action et la grève et la victoire syndicale sur les groupes de niveau devenus facultatifs prouve que la lutte paie.
Pour la semaine à venir, de nombreuses actions sont encore prévues, parmi lesquelles
– jeudi 26 mars : journée de mobilisation, y compris par la grève, dans l’académie de Poitiers
– jeudi 26 mars : appel à la grève intersyndicale dans l’académie d’Aix Marseille
Climat scolaire, aussi une urgence !
Les violences entre élèves ou à l’encontre des personnels se multiplient dans les établissements. Le SNES rappelle que la présence de davantage d’adultes formés aux côtés des jeunes permettrait de repérer les signaux faibles de mal-être, de prévenir les violences pour une prise en charge au plus vite.
Les mesures sécuritaires – fouilles de sacs, caméra, portiques -ne permettront pas de lutter contre ces incidents.
Ces fouilles ne doivent pas incomber à la communauté éducative, dont la relation aux élèves doit se construire dans la confiance. Dans un contexte éminemment anxiogène, il faut rétablir des relations pacifiées au sein des EPLE et disposer d’équipes pluri-professionnelles étoffées et formées pour y parvenir
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Pour y parvenir, il faut recruter des Psyen et des personnels de vie scolaire CPE et AED. Par ailleurs la progression des discours masculinistes croissante (dernier rapport du Haut Conseil à l’Egalité) chez les élèves doit également faire réagir l’institution : il faut exiger une formation de l’ensemble des personnels à l’EVARS pour endiguer cette violence d’extrême droite qui menace non seulement les élèves, mais aussi les personnels.
Pour une carte élargie de l’Education prioritaire
Depuis 11 ans, tous les ministres successifs ont repoussé la révision de la carte de l’Éducation Prioritaire. Édouard Geffray, ministre actuel, ne fait pas exception à la règle invoquant le calendrier électoral (municipales et présidentielle) pour ne ouvrir ce dossier. Mais, en même temps, il déploie sans moyen spécifique, voire parfois avec des retraits d’heures, son plan pour 800 collèges dits « en progrès », synonyme de caporalisation des pratiques pédagogiques, avec des équipes à qui des IPR et des formateurs viennent expliquer comment travailler et quelles sont les prétendues bonnes pratiques. Inacceptable ! Le SNES-FSU organise la résistance en mettant en relation les collègues de ces collèges pour partager les analyses et mettre en œuvre la mise en échec de ce dispositif.
La révision de la carte de l’Éducation prioritaire, sous la forme d’une carte élargie, notamment aux lycées, est une urgence. La dégradation sociale et économique de tout un ensemble de territoires s’accentue et aggrave les phénomènes de ségrégation sociale et scolaire dont profite l’enseignement privé. La logique de la contractualisation et du saupoudrage de moyens voulue par tout un ensemble de forces politiques en remplacement de la logique de l’éducation prioritaire, doit être combattue.


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