Une mobilisation à tous les échelons
Depuis l’annonce des suppressions d’emplois dans les académies, les départements, les collèges et les lycées, il ne s’est pas passé une semaine sans une mobilisation pour dénoncer un second degré asphyxié par les politiques gouvernementales : grève académique ou locale (comme en région parisienne, dans les académies de Lille, de Guyane, de Bordeaux, Poitiers, Aix-Marseille…), rassemblements, action avec les parents d’élèves, opérations « collèges morts » (comme dans les Alpes de Haute Provence le 18 mars, 95 % des parents n’ont pas envoyé leurs enfants au collège), action lors des CSA académiques ou départementaux et lors des conseils d’administration avec des votes contre les projets de répartition… C’est la preuve de la détermination de la communauté éducative à batailler contre un nouveau mauvais coup porté au 2nd degré !
Une semaine de mobilisation nationale
La semaine du 30 mars au 3 avril donne un cadre national et un débouché aux nombreuses actions des dernières semaines. La journée de grève du mardi 31 mars a rassemblé 25 % de grévistes, dont près de 30 % à Lyon ou Créteil. Les vies scolaires sont particulièrement mobilisées, parfois entièrement fermées. C’est le révélateur d’un manque de moyens humains évidents qui asphyxient les vies scolaires. Les AESH sont aussi mobilisées, dans la continuité des actions pour un statut de fonctionnaire de catégorie B. Le SNES-FSU dénonce l’absence de calendrier sur ces discussions pourtant promises pour le mois de mars 2026.
Toujours moins !
Les effets des retraits d’emplois se font déjà sentir : suppression de divisions, augmentation des effectifs dans les classes, réduction de l’offre de formation, dégradation des conditions de travail avec plus de collègues sur plusieurs établissements…. La variable démographique ne peut être la boussole principale des choix en matière de moyens pour l’Éducation nationale. Cette fuite en avant, doit cesser.
Moins d’élèves, moins d’adultes, c’est plus d’échec !
D’autre choix sont possibles pour le second degré public
Pour le SNES-FSU, il y a urgence à changer de cap avec d’autres choix budgétaires notamment pour :
– une revalorisation des salaires et des carrières.
– une amélioration réelle des conditions de travail.

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