Les Marches de Fiertés, un moment de revendications et de lutte
Des émeutes de Stonewall à aujourd’hui, les Marches des Fiertés ont toujours porté une dimension profondément politique. Elles sont nées de la nécessité de résister aux violences, aux discriminations et aux exclusions systémiques subies par les personnes LGBTQIA+. Ce système ancré dans des normes sexistes et patriarcales, excluant les personnes subversives sur la base de leur identité de genre et leur orientation sexuelle est le système cis-hétéronormatif. Il impose à tous les individus des normes sociales qui limitent et instrumentalisent nos rapports sociaux au profit d’une reproduction sociale spécifique en lien étroit avec les rapports de production.
Les violences qui découlent de ces normes sont concrètes et mesurables : accès inégal au logement, aux soins, à l’emploi, aux promotions, aux droits familiaux ou encore l’exposition accrue à la précarité et aux violences. Les LGBTQIA+phobies ne relèvent donc pas uniquement d’attitudes individuelles ; elles s’inscrivent dans des mécanismes sociaux plus larges d’exclusion sociale, économique et politique.
Mobilisons nous pendant le mois des Fiertés et tout le reste de l’année !
Le SNES-FSU appelle à prendre part aux Marches des Fiertés pour défendre une école publique émancipatrice, inclusive et protectrice, où chaque élève et chaque personnel peut vivre et travailler sans subir de discriminations, de violences ou d’injonctions normatives
Les Marches des Fiertés ne sont pas seulement des célébrations. Elles sont des moments de lutte collective contre les violences, les discriminations et les rapports sociaux qui les produisent. Elles doivent rester des espaces de revendication et d’organisation, au service de toutes les personnes LGBTQIA+ et de toustes celleux qui luttent pour un monde libre et égalitaire. Les droits ne sont jamais définitivement acquis : les faire vivre et les étendre passe aussi par la mobilisation dans la rue, aux côtés des associations, des syndicats et de toutes celles et ceux qui refusent les LGBTQIA+phobies.



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