Des choix politiques qui creusent les inégalités


Le gouvernement s’obstine dans ses choix budgétaires qui vont à l’encontre de l’intérêt général : il reste ainsi arc bouté sur le dogme de la politique de l’offre où les plus grandes fortunes et les grandes entreprises sont exonérées, par aveuglement idéologique, de toute participation à la hauteur de leur moyens à la solidarité nationale. Ainsi, les bénéfices de Total ont augmenté grâce à la guerre au Moyen Orient, avec 4,9 milliards de d’euros de profits au premier trimestre, sans que ces superprofits ne soient taxés.

Pourtant, la première conséquence en France de la guerre au Moyen-Orient est bien la hausse de l’inflation. Les effets sur les prix des transports et des produits alimentaires ont déjà des répercussions notables sur le pouvoir d’achat d’une grande partie de la population, actifs, actives et retraité-es.

Inflation : les agents publics payent l’addition !


Le recul généralisé des rémunérations s’amplifie avec cette nouvelle crise inflationniste, après une première crise en 2022/2023 et des années de gel de la valeur du point d’indice qui ont laissé un passif insupportable. Alors que le SMIC a augmenté de 2,2% au 1er juin pour suivre l’inflation, le gouvernement se refuse à revaloriser non seulement le point d’indice, mais également le minimum indiciaire fonction publique. Contraint à verser à des centaines de milliers d’agent·es, dont les AED, les AESH et même les élèves-fonctionnaires, une indemnité compensatoire pouvant aller jusqu’à 67 € mais, il persiste dans une politique d’appauvrissement des fonctionnaires.



Le SNES et la FSU dans l’action !

Le 27 mai, l’intersyndicale de la fonction publique au complet a écrit au Premier ministre pour demander à être reçue. Avec la hausse de l’inflation, la situation salariale des agent.es de la fonction publique qui était déjà critique est devenue intenable. La hausse du SMIC de 2,2 %, intervenue au 1er juin a entraîné le passage en dessous du SMIC de près d’un millions d’agent.es. Si l’indemnité de compensation, automatique, a bien été déclenchée, cela signifie pour ces personnels, outre une rémunération insuffisante, une absence totale de perspective d’évolution salariale et de reconnaissance de la carrière, parfois pendant plus de 15 ans. L’intersyndicale exige donc le dégel immédiat du point d’indice et l’ouverture de négociations salariales.
David Amiel a répondu au courrier de l’intersyndicale la veille de la conférence de presse des organisations syndicales. Il annonce un « rendez-vous salarial » pour début juillet sans donner une quelconque orientations sur les annonces à venir.

Le SNES et la FSU ne s’en contentent pas ! Dès maintenant, ils mettent en oeuvre une grande campagne d’information pour montrer que les mesures de revalorisation des fonctionnaires (dégel du point d’indice, indexation du point d’indice sur l’inflation, reconstruction des grilles indiciaires etc) sont finançables et ainsi préparé les mobilisations de la rentrée pour nos salaires et nos carrières.

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