À moins d’un an de l’élection présidentielle, il ne se passe plus une semaine sans qu’une personnalité politique se déclare« candidate » pour être chef·fe de l’État. Ils et elles sont nombreux à déclarer, la main sur le cœur, leur amour pour le service public d’Éducation, leur volonté de revaloriser les personnels… bref de faire de l’Éducation nationale une priorité. Il y a parfois de quoi rire jaune quand ces paroles viennent d’ex premiers ministres. Il est encore plus problématique d’entendre un ex ministre de l’Éducation nationale affirmer avec force qu’il remettra en place les mesures contestées et finalement écartées de son « Choc des savoirs ». Il y a là une forme de négation de la démocratie sociale et de l’avis de la communauté éducative qui s’est largement exprimée et mobilisée contre le « Choc des savoirs » et qui, avec le SNES-FSU, a gagné.
Mais si l’avenir de l’École revient au centre du jeu politique, à nous de nous faire entendre. Nous avons souvent analysé l’état du second degré comme étant à un point de bascule. Mais cette année, comme les précédentes, a montré la capacité des personnels du second degré à faire entendre leur voix sur d’autres choix budgétaires, sur la nécessité d’un statut pour les AESH, sur l’urgence de la rénovation du bâti scolaire… Le SNES-FSU continuera à agir avec la profession, à porter ses exigences pour des personnels revalorisés et une École émancipatrice, dans toutes les occasions, et elles seront nombreuses l’an prochain. En attendant, très bonnes vacances à toutes et à tous !

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