Grâce à la mobilisation du SNES, de la FSU et de l’intersyndicale, le ministère a été obligé d’ouvrir des discussions sur la création d’un statut d’AESH. Le statut et un corps de fonctionnaire de catégorie B, ça fait vingt ans qu’on l’attend. Et on le veut maintenant : le SNES-FSU revendique pour l’ensemble des AESH un corps de catégorie B avec un temps plein à 24 heures.
L’institution est responsable des conditions de travail et de vie des accompagnant·es d’élèves en situation de handicap qu’elle dégrade depuis plus de vingt ans. Il est grand temps de changer la donne.
Mettre le ministère en échec
Ce premier succès est de bon augure pour les combats qui s’annoncent l’an prochain, car une chose est certaine : pour le ministère, la fonctionnarisation de l’ensemble des AESH est exclue. Il envisage de titulariser seulement 10 à 20 % des AESH sur des fonctions de hiérarchie intermédiaire de coordination.
Les autres AESH resteraient contractuel·les et concentré·es sur l’accompagnement à la vie quotidienne et sociale des enfants atteint·es d’un handicap lourd. De plus, le ministère fait fi de la pénibilité du travail des AESH et soutient la nécessité de leur confier d’autres missions afin qu’elles atteignent un temps complet.
Le SNES-FSU dénonce l’inégalité de traitement des accompagnant·es envisagée, qui laisserait 80 % des accompagnant·es dans la précarité, avec un temps incomplet imposé, et toujours sans perspective de carrière. Un corps de catégorie B avec un temps plein à 24 heures pour l’ensemble des collègues : il est grand temps de changer la donne !




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