Ira-t-on manifester sur la mer ? Question incongrue ? Pas tant que ça ! Manifester, en France, en 2026, est devenu une véritable course d’orientation révélatrice de la dérive autoritaire du pouvoir. Depuis plusieurs semaines, les préfets enchaînent les arrêtés d’interdictions de manifestation dans les centres villes, obligeant les manifestant·es à se déplacer en périphérie des grandes villes.
Ces décisions sont révélatrices d’un pouvoir qui cherchent à invisibiliser le mouvement social quand il n’est pas en train de le réprimer violemment à l’image du durcissement de la réponse policière devant les lycées depuis le retour des vacances d’automne. Arrestations, violences physiques et verbales, multiplications des gardes à vue… au 20 octobre, plus de 8 000 mesures de garde à vue avaient été prononcées concernant massivement des mineur.es (plus de 80 %) mais ne donnant que minoritairement lieu à des poursuites pénales. Il ne s’agit ni plus, ni moins que d’une forme d’intimidation. C’est la preuve, une de plus, d’un gouvernement aux abois. Faible, il ne répond plus que par la force.
Mais le mouvement social ne tombe pas dans le piège. Déterminées, dignes et pacifiques, les organisations syndicales et les manifestant·es continuent d’exiger des réponses sociales et budgétaires, tout en descendant en nombre dans la rue pour manifester leur attachement viscéral aux libertés fondamentales. Poursuivons cette mobilisation historique : nous pouvons gagner sur nos revendications et préserver la démocratie !



Élections professionnelles :