Présentation générale

Il devient urgent de résister à cette « culture de la violence instituée », et à la sélection sociale qui en est une motivation et qui conduit au sacrifice des nouvelles générations. La promotion des acquis universitaires et scolaires, et des services publics qui les garantissent, s’avère indissociable de celle de l’État de droit et des libertés professionnelles (académiques et pédagogiques).

Cette résistance nécessite la compréhension du néolibéralisme autoritaire et l’invention d’un modèle alternatif. D’autres ouvrages ont été publiés sur le système éducatif et de recherche, et celui-ci s’y réfère. Sa spécificité est de se concentrer sur les questions de démocratisation institutionnelle et programmatique, en faveur de la transformation des modes de gouvernance, de la restauration des missions et des conditions d’études, dans un climat d’inclusion culturelle et de collégialité.

Avec le soutien de l’Institut de recherches de la FSU .

Ce livre a été écrit par une une équipe interdisciplinaire et intersyndicale dont les membres exercent dans diverses métropoles : Lille, Marseille, Nantes, Paris, Rennes, Toulouse… Elle est constituée d’universitaires et de responsables dans les secteurs de l’enseignement, de la formation, de l’inspection, de la protection des personnels (CGT, SNESUP -du secteur Formation des enseignant.es-, SNUIPP, SNES, SNPI -inspecteurs-, mouvement des professeurs du primaire en résistance, groupe Jean-Pierre Vernant). Il est coordonné par Martine Boudet, membre du Conseil scientifique d’Attac France.

Avec le soutien de l’Institut de recherches de la Fédération syndicale unitaire (FSU)

Table des matières

Introduction.

Après une refondation mitigée, l’ère des réactions en chaîne. Quelles résistances organiser pour la sauvegarde du service public d’éducation ?, Martine Boudet

Première partie. Le dispositif néo-libéral sous le sceau du capitalisme cognitif

Chapitre 1 : Organiser le pessimisme, Groupe Jean-Pierre Vernant

Chapitre 2 : Économie de la connaissance, informatisation et transformations néolibérales des systèmes d’éducation en France, Emmanuel Brassat

Chapitre 3 : L’Université néolibérale et la théorie du capital humain, Groupe Jean-Pierre Vernant

Deuxième partie  : Autoritarisme étatico-administratif et programmes revendicatifs

Chapitre 4 : La Fonction publique à l’épreuve du macronisme, le macronisme à l’ assaut de la Fonction publique, Axel Trani

Chapitre 5 : Mettre la main sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique : prédation et autoritarisme dans les politiques françaises depuis l’ an 2000, Philippe Blanchet

Chapitre 6 : Le syndicalisme en défense de la formation des enseignant·es, outils et enjeux, Marie-France Le Marec et Vincent Charbonnier

Chapitre 7 : Contrôle, intérêt général et démocratie, l’exemple de l’inspection dans l’Éducation nationale, Paul Devin

Chapitre 8 : Le puzzle des réformes Blanquer dans le secondaire, Valérie Sipahimalani

Troisième partie  : Stratégies de résistance et alternatives institutionnelles et programmatiques

Chapitre 9 : La résistance pédagogique des enseignants du primaire, Alain Refalo

Chapitre 10 : Souffrance au travail et nécessaire promotion des ressources psycho-sociales, Sophia Catella

Chapitre 11 : Éléments programmatiques pour la défense et la promotion du monde enseignant, Martine Boudet

Chapitre 12 : Quel avenir pour l’Université ? Limites et perspectives des mobilisations académiques et citoyennes, Martine Boudet

Chapitre 13 : La cartographie de l’Université volante

Chapitre 14 : Pour une École et une Université inclusives, Martine Boudet

Pour aller plus loin

Entretien avec Martine Boudet, coordinatrice de l’ouvrage

Sur le site de l’intitut de recherche de la FSU : SOS Ecole université – pour un système éducatif démocratique