Une nouvelle provocation !

Il y a quelques semaines, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, évoquait 30 milliards d’économies. Le premier ministre a confirmé que la potion serait encore plus amère : les projets de budgets 2027 visent un objectif de 54 milliards d’économies !
Encore une fois, le pouvoir macroniste fait le choix de compresser les dépenses publiques et sociales plutôt que d’augmenter les recettes. Les grand·es perdant·es de ces projets de budgets : les agent·es, les retraité·es, les personnes malades ou accidenté·es, les collectivités territoriales et de manière générale les services publics, et donc l’ensemble de la population, puisque les services publics sont des leviers de redistribution et de cohésion sociale.

Après bien d’autres….et des situations intenables !

  • le gel de la valeur du point d’indice pour 2027, après 2024, 2025, et 2026 et alors qu’il n’a pas été augmenté pendant toute la durée du premier quinquennat d’Emmanuel Macron !
  • L’inflation s’accélère : elle pourrait atteindre 2,9 % en fin de l’année 2026, contre 2,4 % en août et pèse lourdement sur les ménages.
  • La dernière note de l’INSEE montre que la principale explication d’une croissance quasi atone est une demande intérieure très faible. Ce constat risque de s’aggraver avec les perspectives inflationnistes, mais aussi du fait des choix du gouvernement qui ont pour conséquence d’affaiblir le pouvoir d’achat des ménages. En résumé, Sébastien Lecornu propose un remède (l’austérité salariale notamment dans la Fonction publique) qui va aggraver le mal (la situation économique de la France).
  • Sébastien Lecornu avance dans le sens souhaité par le RN sur quatre sujets majeurs pour le parti d’extrême droite, par exemple en proposant un délai de « carence » pour le versement de certaines allocations aux étrangers et étrangères, actant une forme de « préférence nationale » dans l’attribution de prestations sociales.
  • Des conditions de rentrée très difficiles du fait des choix du gouvernement : des classes sans professeurs, des équipes incomplètes faute de revalorisation.
  • Des AESH toujours sans statut et donc dans une précarité inacceptable.
  • Toujours pas de grille de rémunération nationale pour les AED.
  • Des professeurs non titulaires en CDD brutalement non renouvelés et aucune discussion sur un plan de titularisation.
  • Des effectifs toujours chargés dans les classes.

N’attendons pas 2027 pour faire entendre notre voix !

Dans un contexte de précampagne présidentielle, plusieurs candidat·es se sont emparé·es de la question de l’École de manière complètement hors sol. La plupart ont promis monts et merveilles aux personnels de l’Éducation nationale, en particulier en matière de rémunération. Le SNES-FSU a réagi de manière ferme : les promesses devront se concrétiser et la revalorisation salariale doit être sans contreparties ! Certain·es ont ensuite rivalisé de propositions passéistes après les résultats de Pisa surfant sur une forme de déclinisme qui n’aide ni la cause des personnels, ni celle des élèves, ni celle de l’École publique.

Mais n’attendons pas 2027 pour faire entendre notre voix ! Dès maintenant, dans la perspective des débats budgétaires, faisons entendre haut et fort l’urgence d’une revalorisation de nos salaires et de nos carrières

Nos revendications sont finançables par des choix budgétaires en faveur d’un partage plus juste des richesses. Le SNES-FSU avait chiffré la promesse d’augmentation de 10% d’Emmanuel Macron : 3,6 milliards à comparer aux 211 milliards d’euros d’aides aux grandes entreprises en 2023

Cette journée de grève est placée la veille de la présentation du budget par Sébastien Lecornu, à quelques jours du début du débat budgétaire, c’est le moment de faire monter le rapport de force et de faire entendre notre voix.

Pour le SNES-FSU, cette journée de grève doit avoir des suites (cf ci-dessous). Pour cela, la journée du 29 septembre doit être réussie : soyons nombreuses et nombreux en grève et dans la rue e 29 septembre.

Ne pas s’arrêter au 29 septembre !

Le SNES-FSU a réuni son Conseil national les 22 et 23 septembre. Après débats et vote, le SNES-FSU estime que l’heure est à l’action dans l’unité pour un autre budget. Il se tient prêt à mobiliser la profession dans le second degré, y compris sur plusieurs jours et à fédérer les initiatives et actions locales. Dans la perspective des intersyndicales au lendemain du 29 septembre, le SNES-FSU se mandate pour défendre avec la FSU la nécessité de nouveaux temps forts de mobilisation, qui mettent en avant nos revendications pour l’école publique.

Le communiqué de la FSU

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