Le confinement de mars dernier semble avoir pris par surprise le Ministère de l’Éducation Nationale : le 15 mars 2020, Jean-Michel Blanquer affirmait le matin que les épreuves écrites des concours externes se tiendraient normalement le lendemain, et était obligé le soir même d’annoncer leur report.

Dans le contexte d’une deuxième vague « plus dure et plus meurtrière », selon les mots du Président de la République, « violente » selon le Ministre de la Santé, la perspective que le déroulement normal des concours internes et externes de recrutement des enseignants, CPE et Psy-EN de la session 2021 soit perturbé ne peut être formellement écartée. Les conditions de préparation des candidat-es sont déjà dégradées : les universités ont basculé en distanciel complet depuis le 2 novembre, mais la règle de la « jauge à 50 % » s’y imposait avant cette date ; les formations aux concours internes sont perturbées et passent en distanciel ; les candidat-es reconfiné-es de la plupart des CAPES internes, des CAPET et CPE internes doivent renvoyer leur dossier RAEP au plus tard le 30 novembre dans ces circonstances… C’est peu dire que les candidat-es ne sont guère « choyé-es » par l’époque !

Pour le SNES-FSU, il est temps d’envisager toutes les conséquences que la situation sanitaire pourrait avoir sur le déroulement des épreuves alors que les écrits d’admissibilité de l’agrégation interne doivent commencer le 26 janvier ! Trois principes doivent inspirer le Ministère, pour les concours externes et internes :

  • tous les concours prévus doivent se tenir à la session 2021 : il ne peut y avoir d’année blanche, compte-tenu des besoins des collèges et des lycées ;
  • ils doivent se dérouler dans des conditions qui garantissent la santé des candidat-es et des agent-es chargé-es de leur organisation et des surveillances : aucun-e candidat-e ne devrait avoir à renoncer au concours faute de cette garantie ;
  • les épreuves doivent se dérouler dans les formes prévues, celles auxquelles se préparent depuis des mois les candidat-es.

Le respect de ces principes suppose que le Ministère mobilise les moyens nécessaires pour :

  • ouvrir davantage de centres d’épreuves, afin de limiter les déplacements des candidat-es et réduire leur nombre dans chaque salle ;
  • renforcer les jurys, afin de prévenir la réduction éventuelle des délais de correction ;
  • élargir dès maintenant la possibilité d’organiser les oraux d’admission en visio-conférence dans des centres d’examen, notamment pour les candidat-es résidant en Nouvelle-Calédonie, dans une collectivité d’outre-mer ou à l’étranger que les restrictions de voyage pourraient empêcher de rejoindre les lieux des concours, ou pour celles et ceux dont la situation sanitaire limiterait la mobilité.

Le SNES-FSU s’adressera au Ministère de l’Éducation Nationale en ce sens.

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