Le SNES-FSU rappelle que le distanciel n’est pas l’École, il est illusoire de penser que les élèves pourront suivre les cours à distance, comme s’ils et elles étaient en classe.
D’une part, certain·es n’ont aucun équipement à leur domicile pour se connecter à l’exception de leur téléphone portable. D’autre part, beaucoup sont mobilisé·es et n’entendent pas suivre les cours, qu’ils soient en présentiel ou en distanciel. La mobilisation est amenée à durer et ce n’est pas le rôle des professeur·es de veiller à l’assiduité des élèves « à distance » pour freiner leurs engagements dans leur lutte.
Le SNES-FSU est alerté par des collègue·es sommé·es par des chefs d’établissements de suivre en visio un emploi du temps classique ou sommé·es de donner le détail de leur « continuité pédagogique ». Le SNES-FSU est intervenu auprès du ministre qui a clarifié les choses : il n’est pas question de « fliquer » les enseignant·es et il s’agit d’abord de garder le lien avec les élèves.
Par ailleurs, d’un point de vue réglementaire, rien ne contraint les professeur·es à « exercer » à distance. Nous ne sommes pas dans une situation exceptionnelle telle que celle que nous l’avons connue durant le COVID. Il est toujours possible de mettre sur l’espace numérique de travail, des consignes pour réviser le cours, faire des exercices d’entraînement et conseiller des lectures, sans se mentir sur la réalité du travail qui sera réalisé.




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