Certes, les températures extérieures seront moins élevées cette semaine sur la plupart du territoire mais les corrections se feront dans des établissements qui auront accumulé la chaleur. Le SNES-FSU a donc demandé qu’exceptionnellement les correcteurs et les correctrices qui le souhaitent puissent corriger les copies chez elles ou chez eux si les conditions ne sont pas réunies dans le centre de correction (salles climatisées ou ventilées).
Le ministère a approuvé cette demande et en a promis la mise en œuvre.
De même le ministère s’est engagé à ce qu’aucun·e correcteur ou correctrice ne soit tenu·e de rester sur le site une fois la correction de son paquet de copies achevée.
Quelle surprise alors de lire ici ou là des circulaires académiques empêchant de renseigner numériquement les notes avant 15 heures par exemple, comme dans l’académie de Grenoble ! Cette caporalisation est en soi injustifiable et méprisante pour les professeur·es mais elle est d’autant plus inacceptable vu les conditions de cette fin d’année. Le SNES-FSU avait pourtant recommandé au ministère de prévenir ce type de dérive. D’ici là, le ministère devra lever ces éventuelles contraintes étendant les durées de présence sur site.
Un imprévisible bien prévisible…
Dès le 4 septembre 2025, le SNES-FSU a alerté le ministère du risque important de canicule pendant la passation du DNB.
Il devait initialement se dérouler sur deux journées pleines les lundi 29 et mardi 30 juin. Le SNES-FSU a fait valoir d’une part l’expérience négative du report d’épreuves lors de la session 2019 et d’autre part la nécessité que toutes les épreuves se tiennent plus tôt et en matinée, donc sur quatre jours (cinq pour les candidat·es libres qui se présentent à l’épreuve de langue vivante). Le ministère n’a écouté qu’à demi en planifiant le DNB sur trois jours.
Alors certes, la canicule était plus intense la semaine du 24 juin mais l’étalement demandé aurait permis de réorganiser la séquence des épreuves en faisant passer deux épreuves courtes jeudi et vendredi au lieu du marathon que constitue l’épreuve de français. Il y aurait aussi une marge pour un ou deux déplacements d’épreuves les après-midis. Ne pas prévoir de possibilité de plan B a été une erreur majeure du ministère.
Le renvoi au local ou le refus de piloter nationalement
Le ministre a choisi de maintenir l’épreuve de français dans des conditions très éprouvantes pour les candidat·es et les personnels de surveillance. D’ailleurs, un nombre conséquent d’élèves ont subi des malaises ou autre forme de « coup de chaleur ».
Le ministre avait pourtant promis aux médias trois pauses de 15 minutes et un maximum de 15 candidat·es par salle, « pour permettre aux élèves de composer dans des situations acceptables ».
Tout cela, ainsi que les mises en scène théâtrales des conférences de presse, s’est révélé n’être que de la communication pure. Aucun document n’a garanti le maximum de 15 candidat·es par salle et ils se sont parfois retrouvés entassés jusqu’à 30 par salle comme dans un collège de Clermont-Ferrand. Le plus souvent, il n’y a pas eu de pauses supplémentaires sinon les élèves auraient pu communiquer entre eux sur le sujet et surtout auraient vu leur heure de sortie repoussée d’autant. Par exemple, dans certains collèges, une pause silencieuse de cinq minutes, dans la salle plus ou moins tempérée, a été accordée avant la dictée, le temps de distribuer et de remplir une nouvelle copie…







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