Les élèves pétitionnent

Les candidat·es ont passé leur épreuve de spécialité physique-chimie le mardi 16 juin (J1) ou le mercredi 17 juin (J2). Vous retrouverez les sujets ici. Assez vite, des élèves ont lancé une pétition pour demander « une correction bienveillante de l’épreuve de Physique-Chimie (Jour 1) du Bac ». En effet les candidat·es ayant composé sur le sujet J1 semblent avoir été déstabilisé·es par certaines questions, la complexité des calculs demandés et le niveau général du sujet.

Pourquoi ?

Le sujet J1 paraît d’abord très long, avec un exercice 1 (sur 11 points) qui peut sembler « interminable ». Mais, c’est la partie « Durée de temporisation » de ce même exercice qui nourrit la polémique : dans la question Q13, l’application de la loi des mailles donne un résultat qui est l’opposé de celui obtenu par la lecture graphique (-4,5 au lieu de 4,5 V). Cette partie de l’exercice aurait du être conçue d’une manière plus rigoureuse afin d’éviter la déstabilisation de certain·es élèves. Dans les deux autres exercices (5 et 4 points), les candidat·es ont eu à traiter deux synthèses. Le sujet est globalement calculatoire donc peu attractif pour les élèves.

Le sujet J2 semble mieux équilibré (9 puis 5,5 et 5,5 points pour les trois exercices) avec des questions plus classiques même si finalement il n’est pas d’une difficulté très différente de celle du J1. Dans les deux sujets, les questions en lien avec Python paraissent « artificielles ». Les sujets sont assez « mathématiques ».

Que nous apprennent l’expérience des années précédentes ?

Nous pouvons penser que le sujet J1 aura été moins bien traité par les élèves que le J2. Cela ne serait pas la première fois. Quand cela s’est produit, les barèmes retenus ont abouti à ce que les résultats soient similaires pour les deux sujets. Parfois le sujet perçu comme « plus facile » a même fini avec une moyenne plus faible que celle de celui perçu comme « plus difficile ». Les candidat·es doivent être rassuré·es sur le fait que les correcteurs et correctrices sauront évaluer leurs copies avec bienveillance.

Le ministère devrait se rendre à l’évidence : le BAC et le Lycée « Blanquer » sont la source des problèmes que rencontrent nos lycéen·nes et futur·es bachelier·es ! Le SNES-FSU continue de revendiquer une autre organisation du BAC et du lycée, seule issue pour sortir, enfin, de la catastrophe industrielle que représentent les réformes éducatives portées par les gouvernements macronistes.


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