Le ministère est bien silencieux sur l’état des établissements scolaires en période de fortes chaleurs, de la même manière qu’il se montre incapable de faire un état des lieux précis du bâti scolaire. Dans la continuité de ses précédentes enquêtes, le SNES-FSU a donc lancé depuis le début de la semaine une grande enquête auprès de ses syndiqués pour cartographier la vague de chaleur : relevé de températures et mesures d’adaptation.
Complétez notre enquête flash (deux questions, 5 minutes) : https://r.snes.edu/canicule2026 (avec vos identifiants).

Le SNES-FSU s’appuiera sur ces résultats pour continuer sa campagne pour un grand plan de rénovation du bâti scolaire.

Les retours de terrain

Quelques témoignages aussi reçus via les réseaux sociaux

« 33 degrés cet après-midi. Un mini ventilateur sur pied pour toute la classe »

« Quasi 32…sans allumer le vidéo proj’. Ceci dit 32 élèves pour 32 degrés on était raccord… l’enfer en Bretagne »

« 37° de 11h à 17h. 32 de 8 à 11h.
Académie de Lille, préfabriqués. J’ai fini par filer au supermarché du coin acheter de l’eau sur mes deniers propres! Ras le bol de l’apathie de l’EN! »

Pour un plan national de rénovation du bâti scolaire

Contrairement au(x) gouvernement(s), le SNES-FSU n’a pas attendu l’arrivée d’une période fortes chaleurs pour agir. Depuis plusieurs années, il alerte sur l’état du bâti scolaire et la nécessité d’un grand plan de rénovation des collèges et des lycées. En 2024, il a été la première organisation à mener une grande enquête sur le bati scolaire et les conditions de travail : les volets ou protections extérieures sont absents dans 43% des établissements, alors qu’ils pourraient faire diminuer la chaleur de 3 à 4 degrés dans les classes. Les températures ont dépassé les 30° dans 63% des établissements avec des pics à 38° (5%) et 40 degrés (5%). 91% des répondants subissent des températures parfois néfastes pour leur santé.

Il est possible de proposer des solutions concrètes dans les conseils d’administration des collèges et lycées pour améliorer les conditions de travail et d’études en prenant en compte les enjeux de la crise climatique (végétalisation, isolation et ventilation, peinture blanche à effet albedo, réduction de la consommation énergétique, bannissement du plastique jetable…).

Le bâti scolaire doit faire l’objet d’un plan d’investissement à la mesure des enjeux de réduction de consommation énergétique. Les collectivités territoriales doivent y affecter des moyens nécessaires. Mais les coupes budgétaires de ces dernières années ont aussi touché les budgets dédiés à la rénovation thermique des établissements.

Selon tous les rapports consacrés au sujet, il faudrait a minima 5 milliards d’euros supplémentaires par an pendant 10 ans, en supplément des subventions de l’État annuellement accordées aux collectivités. Alors que le nombre de jours de vagues de chaleur sera multiplié par 5 dans une France à +2,7 °C et par 10 dans une France à +4 °C, ces investissements sont stratégiques car ils permettront d’assurer la continuité et l’égalité d’accès à un service public de qualité. Le SNES-FSU demande la mise en œuvre d’un plan national de rénovation du bâti scolaire, qui nécessite la mobilisation commune de l’État et des collectivités territoriales


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