

Ces dernières années, l’enseignement supérieur public fait face à une offensive sans précédent.Les lois «Orientation et réussite des étudiants» (ORE) et «Liberté de choisir son avenir professionnel» – dite loi Pénicaud –, ont posé les bases d’une réforme totale du système éducatif et de la formation professionnelle. Le projet de loi Baptiste, encore en discussion au Parlement, vise maintenant à achever le projet de privatisation de l’enseignement supérieur en faisant de la plateforme Parcoursup un élément de labellisation de l’enseignement supérieur privé, y compris lucratif, et en s’attaquant au monopole d’État de collation des grades et des titres universitaires. L’actuel ministre de l’enseignement supérieur ne fait d’ailleurs pas mystère de sa sympathie pour le privé, qu’il souhaite développer sous couvert de régulation du marché.
