Alors que le ministre de l’Éducation nationale fait le tour des médias depuis des semaines pour communiquer sur l’importance de la rédaction et de l’orthographe, le sujet de SVT ne demandait aux élèves que quelques lignes à rédiger.
Les candidat·es n’avaient qu’à relier des propositions ou choisir la bonne réponse parmi trois possibilités. Pire encore, la dernière question qui se veut traditionnellement être celle de synthèse fixait une attente de 3 lignes minimum  là où il était demandé depuis des années une vingtaine de lignes. Les documents fournis permettaient par ailleurs de répondre aux questions du sujet sans guère avoir à mobiliser les connaissances acquises en cours tout au long de l’année.

Un mépris pour le travail des collègues et des élèves

Alors que les professeur·es s’emploient tout au long du collège à préparer leurs élèves à répondre avec rigueur et exigence, à analyser un ensemble de documents ou encore à faire preuve d’esprit critique, les demandes liées à ce sujet sont très éloignées des pratiques quotidiennes en classe de SVT mais également des attendus de fin de cycle 4. Elles sont aussi en complet décalage avec les exigences de la suite de la scolarité des élèves.

Quel est le but d’un tel sujet ? S’agit-il de brader l’épreuve de SVT pour donner des points censés atténuer la baisse du taux de réussite au DNB annoncée par le ministre ? Ou plus globalement est-ce un nouveau moyen d’affaiblir la valeur du diplôme national qu’est le brevet quand pointe un concours général du collège élitiste ?

Les collègues, en colère et écœuré·es, espèrent que les éléments de barème n’accentueront pas encore le sentiment de dévalorisation de la discipline SVT suite à un tel sujet.


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