La chute du taux de réussite au DNB, dans ses nouvelles modalités, pourrait atteindre 10 points selon plusieurs estimations. Si le ministère ne dévoile pas les moyennes académiques et nationale pour chacune des épreuves terminales, les professeur·es de sciences physiques se doutent que leur partie est rarement la mieux réussie.
Des énoncés simplifiés en physique-chimie ?
En juin, un courrier d’IA-IPR de Nancy-Metz annonçait des simplifications, notamment inclusives, de l’épreuve de physique-chimie, laissant craindre qu’elle ne se transforme en une étude de documents que l’on peut résoudre sans connaissances préalables. Qu’en est-il finalement du sujet de DNB de série générale présenté aux candidat·es de France hexagonale, de la Corse et de la Réunion et de Mayotte ?
La tendance à moins faire appel à des connaissances du programme se confirme en effet à travers cet énoncé.
Les réponses à la première question se trouvaient dans le texte de contextualisation de l’exercice sans que cela ne demande de réflexion.
Un schéma électrique de solution électrolytique pouvait effrayer un·e candidat·e en troisième question mais la lecture d’un tableau permettait de répondre sans difficulté notable. Pour répondre à cette question censée permettre d’évaluer et de valoriser la qualité de la rédaction, un minimum de deux lignes était attendu. Deux lignes !
La quatrième question faisait appel à une connaissance mais en énonçant que l’intensité se mesurait en ampères, l’indice donné était un peu grossier… pour trouver la réponse : « l’ampèremètre ».
La cinquième question faisait appel à la compétence de lecture de graphique, compétence scientifique certes mais pas spécifique.
Des questions pas toujours bien présentées
La question 3 faisait appel à la connaissance de la composition électronique d’un ion par rapport à son atome. Il faut en profiter car cette notion est absente du projet de nouveau programme de cycle 4 et ne sera sans doute pas rétablie dans le programme qui sera publié. Le tableau était toutefois présenté de façon étrange. Les professeur·es habituent leurs élèves à manier le tableau périodique des éléments. Il eût été préférable d’en présenter un extrait pour faire réfléchir les candidat·es.
Enfin, la dernière question demandait de calculer une durée à partir d’une vitesse, ce qui a pu paraître difficile aux candidat·es bien plus entrainé·es à calculer une vitesse ou une distance. Toutefois la lacune de cet exercice réside plutôt dans l’absence d’une phrase d’approximation rappelant que les candidat·es pouvaient négliger la rotation de la Terre sur elle-même. Il est probable que peu d’entre elles et eux auront été perturbé·es par cet oubli mais les physicien·nes, si.
L’impression globale est tout de même une tendance à la simplification qui rappelle celle des sujets de SVT, tournée presque exclusivement vers la lecture de documents.







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