La mort de Lyanna a remis en lumière les carences de l’état en matière de lutte contre les VSS. Il est temps de changer de paradigme. Il est temps que l’Etat reconnaisse le caractère systémique des violences faites aux femmes et aux enfants  amorce un changement radical. Il s’agit d’abord de prévenir ces violences, notamment à travers des séances d’Evars à l’école, mais aussi en formant tou·tes les professionnels de l’éducation, de la protection de l’enfance, de la santé, de la justice, de la police… Il s’agit aussi de protéger et d’accompagner les victimes de VSS et de mettre fin aux classements sans suite et enquêtes bâclées qui protègent les agresseurs et renforcent leur impunité.

Le SNES au sein de la  FSU a contribué à la rédaction des 140 mesures en faveur d’une loi cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants – portée par plus 150 associations, ONG et syndicats et signée par plus d’une centaine de parlementaires. 

Une large coalition parlementaire transpartisane a déposé en novembre un projet de loi  en s’appuyant sur ce travail. La mobilisation inédite de ces dernières semaines a obligé le gouvernement à inscrire l’examen de cette loi dans l’agenda parlementaire. Les associations et les syndicats de la coalition infantiste et féministe pour une loi cadre restent mobilisées pour imposer ce projet dans sa globalité ainsi qu’un budget dédié de 3 milliards d’euros pour sa mise en œuvre.

Marchons partout en France  le 4 juillet contre les violences sexuelles,

pour cette loi et des moyens dédiés ! Ne lâchons rien !

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