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Une rentrée inédite

Les prochains mois seront décisifs. Ce n’est plus seulement l’Ecole qui est à un point de bascule, mais bien notre modèle social, en particulier la protection sociale et les services publics. Les choix budgétaires assumés par le gouvernement qui semble bien décidé à poursuivre la cure d’austérité pour les services publics et les fonctionnaires, risquent d’achever l’asphyxie des services publics. Les choix politiques qui se dessinent tant pour la Fonction publique (sur les rémunérations, sur les retraites, le recours accru à la contractualisation) que pour le système éducatif (avec une ligne assumée de démassification) sont autant de signaux de rupture qui auraient des conséquences négatives durables pour les agents, les usagers mais aussi les solidarités et, au final, notre modèle social.

La campagne présidentielle qui a déjà commencé sera aussi l’opportunité pour les libéraux et l’extrême droite de dérouler leurs programmes de casse des services publics, à l’image d’Edouard Philippe qui a ressorti le vieux serpent de mer du recrutement par les chefs d’établissement, désormais qualifiés de « patrons ».

Le plan d’action du SNES-FSU

Le SNES-FSU propose un plan d’action sur plusieurs semaines à la profession.

Il déposera un préavis de grève pour la prérentrée et chaque semaine, à partir de la rentrée scolaire. Le SNES-FSU appelle à s’en saisir pour pour des mobilisations locales de rentrée dénonçant les conditions de rentrées (classes surchargées, manque de personnels etc) dont il assurera la visibilité à tous les niveaux.

Dès la prérentrée, il mettra à disposition tout le matériel nécessaire tract, publication, affiche, intervention dans la réunion plénière de rentrée.

Dans la semaine de rentrée, le SNES-FSU appellera les collègues à remplir son enquête flash sur les postes non pourvus, alors que les résultats des concours de recrutement confirment que la crise d’attractivité persiste, en dépit de la réforme de la formation et du recrutement imposée au pas de charge et qui ne permet de répondre à l’enjeu de l’attractivité : cette année encore, des postes sont perdus !

Une visio nationale sera aussi organisée à destination des responsables de sections SNES d’établissements pour échanger pour échanger sur les conditions de rentrée, préparer l’action et les élections professionnelles.

Les salaires et les carrières seront centrales dans la campagne de rentrée. Avec la hausse de l’inflation
de ces derniers mois, la situation salariale des agent·es de la Fonction publique, déjà critique, est devenue intenable. Depuis 2010, l’inflation a progressé de 27,7 % quand le point d’indice n’a augmenté que de 6,8 % : c’est une perte considérable de pouvoir d’achat. Le SNES et la FSU ne peuvent l’accepter.

A l’approche des discussions parlementaires sur le budget 2027, le SNES-FSU montrera que ses revendications sont finançables. Par exemple, le plan de rénovation thermique des écoles et établissements scolaires est estimé à 4 à 5 milliards d’euros par an pendant 10 ans. 4 à 5 milliards d’euros par an, c’est 2% des aides aux grandes entreprises en 2023.

La grève du 29 septembre et ses suites

Dans la Fonction publique, la CGT, la CFDT, l’UNSA, la FSU, Solidaires, la CFE-CGC et la FA-FP appellent à la mobilisation, y compris par la grève, le mardi 29 septembre. En étant nombreuses et nombreux dans la rue, nous pourrons peser sur les arbitrages budgétaires à venir pour gagner des mesures de revalorisation.


Le SNES-FSU fera aussi régulièrement le point sur les conditions de rentrés et les mobilisations pour décider des suites de l’action après le 29 septembre et l’inscrire dans la durée.

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Le SNES-FSU vous souhaite un bel été, de bonnes vacances et vous donne rendez-vous à la rentrée pour une reprise sous le signe de l’action !


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