En pleine discussion budgétaire, la jeunesse appelle avec force à la fin de l’austérité pour le service public d’Éducation et à un autre budget pour le second degré. 1 250 postes seraient supprimés à la rentrée 27, dont 800 dans le second degré public. Les interventions du ministre E. Geffray pour répondre aux lycéen·nes mobilisé·es, laissent en outre penser que les lycées ne perdraient pas de postes à la rentrée.
Baisser les effectifs dans les classes !
Le SNES-FSU est contre toute forme de gestion de la pénurie au sein d’une enveloppe à la baisse, et demande l’annulation de toutes les suppressions de postes en plus d’un rattrapage des postes perdus depuis 10 ans quand les effectifs augmentaient. Les conditions de travail des personnel en collège exigent des mesures que le plan pour l’avenir du SNES-FSU prévoit avec des revendications précises, entre autres une baisse des effectifs par classe et des moyens pour une école réellement inclusive.
3 000 professeur·es surgi·es de nulle part seraient donc disponibles du jour au lendemain pour assurer des remplacements dans les lycées où les professeur·es ne seraient pas remplacé·es ? Et un nouveau logiciel viendrait remettre de l’ordre dans les services des rectorats ? Le ministre ne répond pas aux attentes des élèves car rien ne dit que ces professeur·es seront dans la bonne discipline et encore moins disponibles à l’année ! Il fait peser sur les personnels, en l’occurrence ici les TZR, les solutions à une crise que le gouvernement n’arrive pas à juguler faute d’annonces budgétaires.
Aux côtés des TZR
Le SNES-FSU sera aux côtés des TZR si des affectations hors zone, hors discipline voire hors académie étaient imposées en dépit de toute règle statutaire. Par ailleurs, ce sont des collègues qui ne seront plus disponibles pour assurer des suppléances dans leur zone dans les prochaines semaines ou au cœur de l’hiver. Et en privilégiant les demandes des lycées, les besoins de remplacement en collège, malgré leur nombre, pourraient donc se retrouver sans autre réponse que le remplacement à l’interne à coups de Pactes, alors que collectivement nous avons jugulé ce dispositif depuis deux ans, maintenu sur la base du volontariat.
L’annonce par le ministre d’un retour du Pacte pour les RCD (remplacement de courte durée) est d’ailleurs tout aussi inacceptable alors que les personnels croulent déjà sous la charge de travail (plus de 41h30 par semaine d’après la DEPP).
Le manque de personnels ne peut se régler qu’en revalorisant les salaires et les carrières des métiers de l’enseignement pour redonner de l’attractivité aux concours. Le retour à l’emploi des collègues non titulaires, toujours non renouvelé·es, serait une première étape avant un plan de titularisation que le SNES-FSU revendique. La petite centaine de recrutements de collègues non titulaires dont parle le ministre, reste bien loin du compte.
Des économies sur le dos du collège, c’est NON !
Mais d’autres initiatives sont à craindre et pourraient aussi surgir dans la campagne de la présidentielle, comme l’augmentation du temps de travail des enseignant·es pour y intégrer une obligation de remplacement en interne ou la formation en dehors du temps de travail. Le SNES-FSU s’opposera à l’annualisation des services ou à la bivalence au collège que d’aucuns pourraient proposer pour gagner en souplesse et faire des économies de moyens sur le collège pour les transférer vers les lycées !
Les emplois du temps invivables au lycée sont la conséquence directe du lycée Blanquer qui a explosé les groupes classes pour des mises en barrettes d’enseignements de spécialité. Or une des réponses pourrait porter sur les congés scolaires à réduire pour repenser le temps des apprentissages sur l’année, comme cela avait été proposé par la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant. Sans réduire les obligations hebdomadaires de service des professeur·es de collège et de lycée, cette solution conduirait alors à augmenter le temps de travail de tous les personnels. Le SNES-FSU ne laissera pas faire ! Et globalement moins d’heures de cours et moins d’école, c’est affaiblir encore la lutte contre les inégalités scolaires, tout particulièrement en Éducation prioritaire en laissant la main aux associations en périscolaire ou avec des intervenant·es extérieur·es.
Réduire les parcours dans le second degré
Par ailleurs, après la victoire sur les groupes de niveau, le ministère ne renonce pas à sélectionner les élèves avec pour objectif de réduire le nombre de jeunes au lycée et en études supérieures. Sous prétexte de réduire les effectifs par classe, des dispositifs sélectifs comme le DNB obligatoire pour accéder au lycée ou l’examen d’entrée en Sixième portés par la droite et l’extrême droite, continuent d’émailler la campagne de la présidentielle.
L’École publique doit être défendue : il faut des moyens pour un second degré émancipateur et égalitaire. Au collège comme au lycée, le SNES-FSU refuse que les personnels voient leur situation une fois de plus dégradée. Le SNES-FSU s’opposera à toute tentative de transfert d’emplois du collège vers le lycée. Il demande une loi de programmation des emplois et l’annulation des suppressions de postes prévues au budget 27. Toutes et tous en grève le 13 octobre à l’appel de l’Intersyndicale !







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