argent

La prime en détail

Le décret 2026-333 du 30 avril 2026 a installé une « indemnité carburant » d’un montant de 50 euros pour les « gros rouleurs » sous conditions de revenus. Le décret 2026-417 du 28 mai 2026 a finalement porté cette prime à 100 euros.

L’arrêté du 28 mai 2026 indique que la demande doit être déposée entre le 27 mai et le 30 juillet 2026.

Cette indemnité est versée si les deux conditions suivantes sont réunies :

  • Le trajet domicile-travail doit être d’au moins 15 kilomètres par trajet et par jour (donc 30 km aller et retour),
  • Le revenu fiscal de référence divisé par le nombre de parts, au titre de l’année 2024, doit être inférieur ou égal à 16 880 €. Ce revenu fiscal de référence se trouve sur la première page de l’avis fiscal reçu à l’été 2025.

La démarche consiste dans un premier temps à vérifier son éligibilité à percevoir cette indemnité, puis dans un second temps à en effectuer la demande le cas échéant. Il faut pour cela aller sur le simulateur présent sur le site des impôts.

Des frais de déplacements (provisoirement) revalorisés… d’un centime au kilomètre !

L’arrêté du 29 mai 2026 donne un coup de pouce aussi dérisoire que provisoire aux indemnités kilométriques définies dans l’arrêté du 3 juillet 2026, dues aux personnels amenés à se déplacer hors de leurs communes de résidence (professionnelle ou privée) pour les besoins du service (complément de service dans une autre commune, TZR en AFA, stage de formation initiale, convocation à des stages de formation continue, participation aux jurys des examens, …).

C’est ainsi qu’un·e TZR parcourant plus de 10 000 km dans l’année verra son indemnité kilométrique passer de 23 à 24 centimes s’il a un véhicule de moins de 5 CV… Et uniquement pour ses déplacements effectués entre le 1er juin et 31 décembre 2026 !

Voir ici pour l’ensemble des frais de déplacements et de mission

Rien pour les ISSR

Les ISSR restent bloquées à leur taux défini il y a 4 ans. C’est pourtant la seule source d’indemnisation des déplacements pour les TZR en suppléance !

Des mesures d’urgence pour nos salaires !

Les mesurettes du gouvernement Lecornu ne répondent en rien à l’urgence salariale, nos rémunérations restent bloquées alors que le taux d’inflation est dorénavant de +2,5% en rythme annuel au 1er juin.

Dans l’Éducation nationale, les personnels se retrouvent dans des situations financières intenables pour pouvoir aller travailler, en particulier les personnels les plus mal rémunéré·s ou contraint·es par l’organisation de leur travail (AED, AESH, TZR, non titulaires, personnels en service partagé…)

Pour le SNES-FSU, il est inacceptable que les personnels de l’Éducation nationale doivent encore mettre la main à la poche pour aller travailler au service de l’intérêt général.

Le SNES et la FSU exigent des mesures d’urgence profitables à toutes et tous comme :

  • l’injection de points dans les grilles pour toutes les catégories,
  • le dégel du point d’indice.