Prime carburant

La prime « grands rouleurs » en détail

Le décret 2026-333 du 30 avril 2026 a installé une « indemnité carburant » d’un montant de 50 euros pour les « grands rouleurs » sous conditions de revenus.

Le décret 2026-417 du 28 mai 2026 a finalement porté cette prime à 100 euros.

Le décret 2026-959 du 15 octobre 2026 élargit le public ayant droit à cette prime et couvre la période d’octobre à décembre 2026.

Une première période (1er avril – 30 septembre 2026)

Trois arrêtés successifs (1, 2 et 3) ont indiqué que la demande devait être déposée entre le 27 mai et le 30 septembre 2026 pour les déplacements effectués depuis le 1er avril.

Cette indemnité pouvait être versée si les deux conditions suivantes sont réalisées :

  • Le trajet domicile-travail doit être d’au moins 15 kilomètres par trajet et par jour (donc 30 km aller et retour),
  • Le revenu fiscal de référence divisé par le nombre de parts, au titre de l’année 2024, doit être inférieur ou égal à 16 880 €. Ce revenu fiscal de référence se trouve sur la première page de l’avis fiscal reçu à l’été 2025.

La démarche consistait dans un premier temps à vérifier son éligibilité à percevoir cette indemnité, puis dans un second temps à en effectuer la demande le cas échéant. Il fallait pour cela aller sur le simulateur présent sur le site des impôts.

Une deuxième période (1er octobre – 31 décembre 2026)

  • Pour celles et ceux ayant déjà touché l’indemnité lors de la première période, le renouvellement de cette aide est automatique et sera versé à la mi-octobre.
  • Pour toutes et tous les autres, un arrêté à venir indiquera que la demande d’aide pourra se formuler à partir du 27 octobre. Le simulateur sur le site des impôts est à jour depuis le 12 octobre.

Les conditions de distance minimale de trajet domicile-travail sont inchangées : parcourir au moins 15 kilomètres par trajet et par jour (donc 30 km aller et retour).

Les conditions de revenus sont mises à jour, et concernent dorénavant :

  • Les personnes seules ayant un salaire net jusqu’à 2 035 euros,
  • Les couples avec un enfant, ayant un salaire net jusqu’à 4 070 euros,
  • Les couples avec deux enfants, ayant un salaire net jusqu’à 6 100 euros.

L’article 3 du décret 2026-959 précise plus exactement que le revenu fiscal de référence divisé par le nombre de parts doit être inférieur ou égal à 22 770 €.

Frais de déplacements, ISSR : des revalorisations symboliques et transitoires

Des frais de déplacements (provisoirement) revalorisés… d’un centime au kilomètre !

L’arrêté du 29 mai 2026 donne un coup de pouce aussi dérisoire que provisoire aux indemnités kilométriques définies dans l’arrêté du 3 juillet 2026, dues aux personnels amenés à se déplacer hors de leurs communes de résidence (professionnelle ou privée) pour les besoins du service (complément de service dans une autre commune, TZR en AFA, stage de formation initiale, convocation à des stages de formation continue, participation aux jurys des examens, …).

C’est ainsi qu’un·e TZR parcourant plus de 10 000 km dans l’année voit son indemnité kilométrique passer de 23 à 24 centimes, soit +4%, s’il a un véhicule de moins de 5 CV… Et uniquement pour ses déplacements effectués entre le 1er juin et le 31 décembre 2026 ! Voir ici pour l’ensemble des frais de déplacements et de mission.

Une modeste et provisoire hausse des ISSR

Un arrêté du 26 juin 2026 réévalue très légèrement (et provisoirement) les ISSR d’environ 3% pour les missions de remplacement effectuées entre le 1er juin et le 31 décembre 2026. Les taux sont consultables ici.

Des mesures d’urgence pour nos salaires !

Les mesurettes du gouvernement Lecornu ne répondent en rien à l’urgence salariale, nos rémunérations restent bloquées, le point d’indice gelé, alors que le taux d’inflation est dorénavant de +3% en rythme annuel au 1er octobre 2026.

Dans l’Éducation nationale, les personnels se retrouvent dans des situations financières intenables pour pouvoir aller travailler, en particulier les personnels les plus mal rémunéré·s ou contraint·es par l’organisation de leur travail (AED, AESH, TZR, non titulaires, personnels en service partagé…)

Pour le SNES-FSU, il est inacceptable que les personnels de l’Éducation nationale doivent encore mettre la main à la poche pour aller travailler au service de l’intérêt général.

Le SNES et la FSU exigent des mesures d’urgence profitables à toutes et tous comme :

  • l’injection de points dans les grilles pour toutes les catégories,
  • le dégel du point d’indice.