Cette nouvelle note de service sur les modalités de délivrance de l’attestation de langues vivantes précise que, désormais, le niveau de l’élève devra également être renseigné en LVC à partir des éléments du livret scolaire.
Autre nouveauté : le ministère précise que si l’une des quatre activités langagières n’est pas évaluée, aucun niveau global ne pourra être calculé, sauf situation de dispense. Cette règle risque d’accroitre encore la pression à l’évaluation sur les professeur·es.
Une difficulté particulière apparait pour les candidat·es individuel·les : contrairement à la LVA et à la LVB, leur évaluation en LVC ne comporte qu’une partie consacrée à l’expression orale. Or le niveau global est normalement établi à partir des quatre activités langagières. Le ministère n’est donc pas à une contradiction près.
Enfin, alors que la LVC entre dans le dispositif, les modalités concernant les candidat·es en situation de handicap ne sont pas clairement précisées pour cette langue.
Une nouvelle charge sans moyens supplémentaires ?
Pour les personnels, cette évolution n’est pas anodine. Le ministère ajoute une nouvelle obligation d’évaluation et de renseignement du livret, alors même que l’application des nouveaux programmes de langues vivantes a déjà fortement alourdi la charge de travail.
Reconnaitre les compétences linguistiques des élèves, oui. Mais cela ne peut se faire par l’empilement de nouvelles tâches sans temps ni moyens supplémentaires !
Une valorisation des LVC ?
Lors de la consultation, le ministère a justifié cette mesure par une meilleure valorisation des LVC parmi lesquelles nombre de langues régionales. Elle est, pour le ministère, une réponse aux constats du rapport sénatorial évaluant l’impact de la loi Molac de 2021. Le SNES-FSU estime que si l’attestation est une forme de reconnaissance, elle n’est pas une valorisation. En effet, depuis la réforme de 2019, les options facultatives parmi lesquelles une troisième langue pouvait être choisie par les élèves, ne sont plus valorisées par un bonus dans la moyenne des notes du baccalauréat. La LVC compte comme toute autre note dans la moyenne du contrôle continu. C’est une des raisons qui peut expliquer un moindre choix de LVC par les élèves et donc contribuer à une moindre diversification des langues dans l’enseignement en France.





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