La session des concours 2026 était la première depuis la mise en place d’une réforme des concours et de la formation initiale que le SNES-FSU continue de dénoncer avec de nouvelles modalités d’affectation.
Des règles ubuesques et inéquitables
Dans le cadre des groupes de travail, le SNES-FSU s’est fortement opposé aux propositions du Ministère sur les modalités d’affectation envisagées : affectation des lauréat·es du concours bac+3 ayant une L3 ou M1 avec le seul rang de réussite au concours, affectation des M2 ayant eu le concours bac+3 après les lauréat·es du concours bac+5, traitement différencié de l’affectation de lauréat·es qui seront stagiaires mi-temps (M1 MEEF, M2 disciplinaire), …
Suite à nos interventions, le Ministère a mis en place une priorité pour les lauréat·es affecté·es sans barème ayant un·e enfant ou une RQTH. Le ministère a toutefois refusé de rétablir un barème prenant en compte toutes les situations (rapprochement de conjoint·e, mutation simultanée, expériences antérieures notamment dans l’éducation nationale, etc.)
Des affectations hasardeuses et opaques
À la session 2026, les résultats d’affectation en académie étaient donnés en cinq vagues selon les disciplines, entre le 29 juin et le 13 juillet. Malgré les nombreuses alertes du SNES-FSU en groupe de travail, les services ministériels ont été submergés par la quantité de fonctionnaires stagiaires beaucoup plus nombreux·ses que les élèves fonctionnaires. En catastrophe, des supports ont dû être identifiés dans les académies pour absorber ce surplus qui n’avait pas été anticipé. Ce qui a produit des répercussions importantes sur le réemploi des non-titulaires et l’affectation des TZR.
Depuis la loi de transformation de la Fonction Publique, le Ministère refuse de communiquer le barème retenu. De nombreux·ses lauréat·es étaient ainsi dans l’incompréhension de l’académie obtenue. Ils et elles n’avaient pas la possibilité de vérifier que leur situation avait été correctement prise en compte. Le SNES-FSU exige la transparence sur les affectations et la communication du barème.
Des lauréat·es ont été affecté·es dans une académie où la formation n’était finalement pas ouverte. D’autres ont été affecté·es en tant qu’élèves alors qu’ils ou elles devaient être stagiaires (et inversement). D’aucun·es n’ont pas obtenu leurs vœux malgré un handicap ou un rapprochement de conjoint·e. D’autres encore n’ont pas été affecté·es dans la même académie malgré une demande d’affectation simultanée, etc.
Les interventions du SNES-FSU
À Lille où la formation en allemand devait être ouverte, le Ministère a finalement demandé à ce qu’elle ne le soit pas. Grâce aux interventions nombreuses du SNES-FSU, les lauréat·es concerné·es ont finalement pu avoir une révision de leur affectation pour cette académie.
Même chose pour des lauréat·es de Martinique qui se trouvaient affecté·es en métropole faute de formation ouverte : l’intervention du SNES-FSU a permis le retour des lauréat·es sur leur île.
Grâce à son réseau militant des centaines de stagiaires syndiqué·es ont pu obtenir un contact avec un·e militant·e dans leur établissement d’affectation leur permettant de connaître leurs niveaux et d’être renseignées malgré la fermeture estival des établissements. Une carte des supports stagiaires avait également été déployée pour faciliter la saisie des vœux intra.
Le SNES-FSU est encore intervenu fin août et début septembre permettant de débloquer in extremis certaines situations
Le SNES-FSU aux côtés des lauréat·es
Les militant·es du SNES-FSU ont été mobilisé·es tout l’été pour répondre aux nombreuses interrogations des lauréat·es et les accompagner dans leurs recours face à une gestion hasardeuse et opaque du Ministère de l’Éducation Nationale.
Les militant·es du secteur national Entrée dans le Métier du SNES-FSU ont ainsi répondu à plus de 2000 mails cet été et à des centaines d’appels téléphoniques. Et ils et elles ont défendu plus de 250 situations de collègues auprès de Ministère de l’Éducation nationale permettant ainsi d’en résoudre un grand nombre.
Dans toutes les académies, les militant·es du SNES-FSU étaient aux côtés des lauréat·es pour les conseiller sur la saisie des vœux pour obtenir un support de stage, pour les informer, les mettre en contact avec des militant·es dans leur établissement d’affectation, les accompagner dans leurs demandes de révisions et défendre toutes ces situations auprès des rectorats.
Tou·tes les militant·es du SNES-FSU, premier syndicat du second degré, sont enseignant·es, CPE, AED, AESH en activité dans les établissements scolaires et ont pris sur leur pause estivale pour faciliter l’entrée dans le métier de leurs nouvelles et nouveaux collègues. Le SNES-FSU est notre outil commun et il ne vit et n’existe que grâce aux cotisations de ses adhérent·es.
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