En grève le 29 septembre !
Avec la hausse de l’inflation de ces derniers mois, la situation salariale des fonctionnaires, déjà critique, est devenue intenable. Entre 2020 et 2026, la valeur du point d’indice n’a augmenté que de 5 % alors que l’inflation était de 21 % ! Si le point d’indice avait augmenté comme l’inflation depuis 2020, un·e certifié·e au dernier échelon de la hors-classe toucherait 504€ net de plus par mois. David Amiel, ministre du budget, n’a apporté aucune réponse satisfaisante lors du rendez-vous salarial du 8 juillet : aucune mesure d’urgence comme le dégel de la valeur du point d’indice ou l’ouverture de véritables négociations salariales. Toutes les organisations syndicales de la Fonction publique appellent à la grève, pour l’augmentation des salaires, le mardi 29 septembre.
Bilan de rentrée : avec vous !
Depuis 4 ans, le SNES-FSU fait le bilan de la rentrée grâce aux retours des correspondant·es SNES ou secrétaires de section SNES-FSU d’établissements. En remplissant l’enquête flash de prérentrée sur les postes non pourvus, vous nous donnez des éléments importants pour faire la lumière sur la réalité de la rentrée, pour battre en brèche la fameuse affirmation ministérielle « il y aura bien un professeur devant chaque classe à la rentrée ». En lien avec les sections académiques, vos réponses permettent aussi de donner des éléments précis sur le nombre d’élèves par classe, l’état de la vie scolaire, le nombre d’AESH ou de PsyEN. Cette année, une attention sera aussi apportée au bâti scolaire après les épisodes caniculaires et les annonces du ministre de l’Éducation. Cette rentrée sera aussi l’occasion de chiffrer les besoins des collèges, lycées et CIO pour les opposer au gouvernement en vue du budget 2027 mais aussi pour interpeller les candidat·es à la présidentielle.
Collège : ne rien se laisser imposer
La lutte contre les groupes de niveau a payé : ils deviennent facultatifs à la rentrée ! C’est au Conseil d’administration (et non au chef d’établissement) de décider les modalités des enseignements de français et mathématiques en Sixième et Cinquième, en retenant par exemple des dédoublements s’ils peuvent être financés. Cette possibilité est prévue dans le décret du 10 mars 26, une victoire obtenue par le SNES-FSU. De nouveaux programmes s’appliquent à la rentrée (voir la rubrique « programmes » dans l’Abécédaire) mais la réécriture du socle reste suspendue. Le bilan du DNB ne doit en aucun cas conduire les équipes à subir des injonctions pour harmoniser leurs évaluations : aucun texte ne l’impose au collège. C’est bien au contraire la liberté pédagogique des équipes à organiser leur travail qui doit être défendue.
Lycée : la sélection s’accélère
Après la baisse du taux de réussite au DNB, les initiatives pour accompagner au plus vite en Seconde les élèves fragiles et sans le DNB seront encouragées. Sans moyen spécifique, il faudra être vigilant·es pour que des heures ne soient pas reventilées discrètement. La classe de Prépa-Seconde, sans programme ni véritable horaire réglementaire, pourrait aussi ressurgir localement : un décret paru cet été l’intègre définitivement au cycle de détermination. Le SNES-FSU s’oppose à ce dispositif, véritable sas pour des élèves dans l’attente de leurs 16 ans ouvrant une sortie prématurée du lycée. Une note de service du 2 juillet imposait de revoir sans attendre les règlements intérieurs des lycées pour interdire le téléphone portable avant même que la loi ne soit promulguée. Le SNES-FSU n’acceptera pas que les concertations avec les personnels et les élèves soient bâclées tant les questions à résoudre localement sont nombreuses et épineuses.
Recrutements : toujours la crise
La réforme des concours n’a pas permis pour cette première session de pourvoir tous les postes dans le second degré alors que cette année trois cohortes d’étudiant·es pouvaient s’inscrire (L3, M1 et M2). Mais la déqualification salariale pèse sur l’attractivité globale de nos métiers auprès des étudiant·es et les doubles admissions aux concours L3 et M2 n’ont pas été compensées par des listes complémentaires. Les disciplines générales sont les plus touchées : 240 postes non pourvus au CAPES (L3+M2) de mathématiques, 65 en lettres modernes… Avec une formation initiale éloignée de la recherche et pilotée par l’employeur, les lauréat·es des concours auront besoin de leurs collègues pour avoir le recul nécessaire, penser leur métier et prendre les conseils du SNES-FSU tout au long de leur année.
Élections professionnelles
Ces élections se dérouleront du 3 au 10 décembre, avec un vote électronique. Les enjeux sont nombreux. Voter, c’est désigner vos représentant·es qui vous défendront face à l’administration : rendez-vous de carrière, moyens pour votre collège ou votre lycée, recours pour votre mutations… chaque année, dans votre quotidien professionnel et personnel, vous êtes nécessairement confronté·es à une situation où les élu·es du personnels peuvent vous informer et vous défendre. Voter pour les candidat·es FSU, c’est leur donner les moyens d’agir et donc vous donner les moyens d’être défendu·es efficacement. C’est aussi conforter la légitimité des militant·es FSU qui pourront se prévaloir de l’appui incontestable de la profession, un élément important dans le rapport de force face à l’administration. Enfin, voter FSU, c’est appuyer un syndicalisme combatif, déterminé, au service de la profession et qui porte un projet clair pour des personnels revalorisés, qualifiés et une École émancipatrice. Voter FSU en 2026, c’est donc appuyer ce syndicalisme indépendant et offensif, quel que soit le parti qui arrivera au pouvoir en 2027.
Protection sociale complémentaire (PSC)
Depuis le 1er mai, une mutuelle complémentaire choisie par le gouvernement, la MGEN, est obligatoire pour l’ensemble des agent·es. Cette réforme ne correspond en rien au modèle de protection sociale que nous voulons : le SNES revendique que la Sécurité sociale rembourse 100 % des soins médicaux prescrits. La couverture en Prévoyance qui couvre les pertes de salaires en cas d’arrêts longs, est en outre devenue facultative. Des contrats individuels existent mais seul le contrat collectif Prévoyance de la MGEN assure la solidarité entre collègues et avec les retraité·es. La FSU a obtenu que l’adhésion sans questionnaire de santé soit possible, non plus jusque novembre 26, mais jusqu’au 1er mai 27. Les agent·es embauché·es à partir du 1er mai 2026 bénéficient aussi de ce délai de 12 mois à partir de leur recrutement.



Élections professionnelles :