Les groupes de niveaux ne sont plus obligatoires
Même si certains personnels de direction laissent croire l’inverse, grâce à la mobilisation massive impulsée par le Snes-FSU, les groupes de niveaux ne sont plus obligatoires. C’est bien au conseil d’administration, et non à la direction seule, de décider de l’utilisation de la marge d’autonomie en remplaçant les moyens alloués aux groupes de niveaux par des dédoublements. S’il reste des groupes de niveau résiduels dans quelques collèges, cette victoire démontre que la résistance et la mobilisation des personnels payent.
Collèges en progrès et expérimentation de fusion école/collège dans la ruralité : glissement vers une école fondamentale ?
Le plan « 800 collèges en progrès » dévoile sa véritable nature sur le terrain. Accumulation de réunions, pressions pour imposer des pratiques pédagogiques qui s’accentueront après la publication d’une instruction le 25 août à ce sujet, les collègues sont culpabilisé·es par les faibles résultats de leurs élèves et subissent une ingérence managériale inacceptable sur leurs pratiques. Le SNES-FSU a d’ailleurs produit des outils pour résister.
18 départements exploitent la baisse démographique pour expérimenter la fusion d’écoles et de collège dans un même site, principalement en zone rurale. Loin de résoudre les problèmes, cette restructuration majeure pourrait toucher l’ensemble des territoires et ouvrir la porte à des échanges de service entre le premier et le second degrés ou à la bivalence disciplinaire. Il y a donc une vigilance majeure à porter pour veiller à défendre notre corps de PLC (Professeur·e de lycée et de collège) et notre expertise disciplinaire. Ce glissement vers l’«École fondamentale », souhaité par certains politiques, et cette fusion signeraient la fin de notre système scolaire.
Durcissement des règles du DNB, concours général et classes de défense : communication réactionnaire et dévoiement de l’engagement
Alors que le ministre prévoyait et se réjouissait d’une baisse de 10 points des résultats au DNB 2026 (en raison du retour du contrôle continu), celle-ci a finalement été de 3,9 points pour le DNB général. Cela s’explique notamment par des sujets parfois simplistes (notamment en S.V.T. et en Physique-Chimie) qui n’évaluent pas vraiment le travail de l’année. Mais le SNES-FSU s’oppose fermement à la ligne politique du ministre : ce n’est pas le taux d’échec à un examen qui en mesure la valeur.
Pour dévaluer un peu plus le DNB, le ministre annonce la création d’un concours général au collège. Les établissements scolaires pourront inscrire jusqu’à 10 % de leurs élèves (à parité) Le SNES-FSU a voté contre le texte règlementaire au Conseil supérieur de l’éducation car ce concours est totalement décorrélé des besoins du terrain. Ce vote contre a été unanime.
Enfin, les classes de défense et sécurité globale et leurs déclinaisons ne sont qu’une porte d’entrée pour l’armée au sein des établissements scolaires. Portées par une vision réactionnaire et conservatrice, elles donnent une vision obsolète de notre jeunesse quele gouvernementveut mettre au pas. Les valeurs républicaines sont par ailleurs manipuléespour mettre en place une cérémonie obligatoire maisbiaisée du 11 novembre.
Protocoles d’évaluation et passeport éducation financière : des atteintes à notre liberté pédagogique ?
La plénière de rentrée peut aussi être l’occasion pour les directions de tenter d’imposer des pratiques qui n’ont pas de valeur règlementaire au collège. Ainsi, notamment avec le retour du contrôle continu au DNB, de nombreux personnels nous ont alerté·es sur la volonté de créer un plan local d’évaluation ou tout autre protocole d’uniformisation qui définit pour chaque discipline le nombre et le type d’évaluations auxquels les professeur·es doivent s’astreindre.
Il est important de rappeler qu’il n’y a actuellement aucun texte règlementaire qui imposerait ces pratiques en collège. Celles-ci amèneraient une pression supplémentaire sur les collègues. Le Snes-FSU rappelle que l’empilement des dispositifs et des réformes ne fait qu’alourdir la charge de travail des personnels et ne mène en rien à l’amélioration des résultats.
Dans la ribambelle de dispositifs qui font perdre des heures de cours (évaluations nationales, PIX, év@lang, ASSR, interventions diverses d’associations…) sans aucune concertation, ni lien avec nos pratiques pédagogiques, le ministère tente une nouvelle fois de généraliser le passeport educfi (éducation financière) à l’ensemble des Quatrièmes.
En cette rentrée 2026, le SNES-FSU reste plus que jamais à vos côtés, pour vous accompagner et vous donner des éléments pour résister et militer. N’hésitez pas à contacter vos sections académiques pour nous faire remonter toutes les anomalies que vous constatez.
Enfin, pour rester informé·e, n’hésitez pas à vous syndiquer ou à renouveler votre adhésion (celle-ci bénéficiant du crédit d’impôt) ! Nous avons besoin de vous : votre engagement à nos côtés permet de faire fonctionner notre collectif, fort de plus de 55 000 adhérents, à tous les niveaux : national, académique, départemental et dans vos établissements. Le Snes-FSU toujours au plus près des collègues !
Bonne rentrée !






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